Je me souviens parfaitement de 2017 et de la sortie de Gold In The Ashes, le premier album d'Elias Dris. Je me souviens que j'avais dit que c'était un très bon album et que nous allions entendre parler de ce garçon talentueux un bon moment. J'avais, pour une fois, totalement raison.

Nous sommes en 2026 et Elias nous propose Pearl, un album qu'il a lui même enregistré et qui est, sauf erreur de ma part, son quatrième album. Son troisième en solo et il nous a proposé un magnifique album hommage à Simon and Garfunkel avec la talentueuse Morgane Imbeaud.

Elias fait partie de ces artistes qui, même s'il évolue très loin de ma sphère habituelle, ne me laisse jamais indifférent et même plus, me séduit systématiquement avec sa musique.

Pour Pearl, il a non seulement décidé de l'enregistrer lui-même, mais aussi de le sortir sur son propre label : Hungry Poets Circle.

Elias explique qu'il convoque là ses fantômes préférés : Jeff Buckley, Marylin Monroe, mais aussi ses influences comme Lynch. Il enregistre Pearl, qui est aussi le nom du dernier album de Janis Josplin entre Paris et son brouhaha et la Normandie dans la solitude volontaire d'une maison isolée.

On est dans le romanesque, on est dans le romantique et le poétique, mais peut-il en être autrement avec Elias. Il nous charme avec sa guitare, sa voix et les mélodies qui nous enroulent, nous couvrent comme des bancs de brouillards, mais un brouillard réconfortant dans lequel on peut s'isoler, se caler sous un plaid au chaud et s'abandonner à la musique de Pearl.

8 titres, beaux comme c'est pas possible. Enfin si, c'est possible, la preuve ils sont là sur cet album. Pour cet album, il ira à Josuha Tree pour tourner le clip de "Bad Movie". Il rend aussi hommage à la Californie, celle qu'il aime, loin des clichés pour télé réalité mais plutôt celle que l'on parcourt, dit-il, avec Joni Mitchell dans la voiture.

Il sollicite Kieron Menzies pour le mixage de Pearl. Il a tellement vu souvent son nom dans les crédits des albums qu'il aime qu'il a décidé de le contacter. C'est Dominique Blanc-Francard et Adam Ayan qui se chargent du mastering.

Tu l'as aisément compris, cet album s'écoute au casque, lentement, sereinement, et permet de voir, de sentir la Californie, mais pas seulement, il permet aussi d'avoir de la chaleur dans le cœur et pour ça, merci Elias.