Il est des ouvrages que l’on n’oublie pas et c’est évidemment le cas de Avant d’aller dormir, ouvrage publié au début des années 2010, écrit par un certain S. J. Watson, qui connut un immense succès rapidement, remportant de nombreux prix et adapté au cinéma dans un film où l’on retrouvait Nicole Kidman, Colin Firth et Mark Strong.

Quinze ans plus tard, l’auteur retrouve son héroïne favorite pour un nouveau thriller au suspense glaçant avec Avant d’aller mourir, toujours publié aux Editions Sonatine. Autour d’une pochette magnifique, qui donne terriblement envie de rentrer dans l’ouvrage, je me suis précipité dans la lecture de cet ouvrage qui, évidemment ne m’a pas déçu.

Dans Avant d'aller dormir, Christine Lucas a bouleversé quatre millions de lecteurs. Elle est de retour. Après avoir subi une violente agression qui a affecté sa mémoire, Christine Lucas a été victime d'une terrible injustice : l'homme qui a essayé de la détruire a été acquitté en la faisant passer pour une affabulatrice. Sept ans plus tard, elle vit sous une nouvelle identité, isolée dans une maison perdue du coeur de la campagne anglaise. Son traumatisme s'est atténué mais elle connaît ces derniers temps de nouveaux épisodes d'amnésie partielle, de confusion. Seraient-ils liés à la réapparition de son agresseur ?

Celui-ci est en effet devenu un personnage public, un documentaire vient de lui être consacré, il est partout sur les réseaux sociaux, se faisant passer pour une victime, réécrivant l'histoire à sa façon : celle d'un homme innocent brisé par les mensonges d'une femme malade et manipulatrice. Des milliers d'inconnus le croient, le soutiennent, en font un héros. Christine sent la peur revenir, la paranoïa la menacer. Et si le cauchemar recommençait ? Sa meilleure amie, Claire, vient la rejoindre pour l'aider. Mais à qui faire confiance quand on ne peut plus se fier à soi-même ?

Tout d’abord, il est important de préciser que l’on peut tout à fait lire cet ouvrage sans avoir lu précédemment Avant d’aller dormir. Evidemment, si on a lu l’ouvrage précédent, le plaisir est (un peu) plus intense.

On se retrouve de nouveau, pour notre plus grand plaisir, dans un thriller psychologique particulièrement sombre qui tourne autour des thématiques de la mémoire et de la culpabilité avec beaucoup de manipulations aussi. Tout est encore parfaitement maîtrisé par l’auteur qui parvient par ses écrits à installer une ambiance très oppressante et un suspense qui croit au fil des pages. Il parvient aussi, et c’est là sûrement la grande réussite du livre, d’installer le doute chez le lecteur qui s’interroge sur l’héroïne et celui qui est censé être son bourreau, même quand on a lu l’ouvrage précédent.

L’intrigue est rondement menée, les personnages ont une complexité intéressante qui donne du rythme à la lecture, jouant avec les nerfs du lecteur tout en le poussant aussi à réfléchir. C’est du grand art, en quelque sorte, qui confirme le talent de l’auteur, que l’on ne soupçonnait plus.