Ceci est une chronique coup de poing ! Comme celui que j'ai reçu dans les esgourdes en lançant "No One Else", premier des 6 titres de l'album IV de Birdstone et dont je te recommande au passage le clip. Si tu étais déjà là en 2022, j'avais alors écouté Loss, le groupe avait déjà sorti des EP et albums, en auto-production.
J'ai loupé au moment de sa sortie l'album The Great Anticipation. Je n'allais pas passé à côté du sobrement intitulé IV.
IV parce que quatrième album du trio poitevin. Né en 2015 à Poitiers, le trio est constitué de Basile Chevalier-Coudrain au chant et à la guitare, d'Edwige Thirion à la basse et de Benjamin Rousseau à la batterie. Ils évoluent dans un blues fortement teinté de heavy metal.
"Blackhand" qui passe en ce moment même dans mes oreilles et me réveille mieux qu'un café en ce samedi matin pluvieux en est le parfait exemple. Un titre qui prend le temps de nous envelopper avec des solos de guitares déments, un chant monstrueux et une rythmique béton. Le parfait exemple de ce que j'essaie, mal, de te dire.
Le trio explique puiser ses influences dans la ruralité, celle qu'ils connaissent (ils sont originaires des Deux-Sèvres), un peu comme les blues men du Delta avant eux au 19ème siècle. Ils expliquent aussi que leurs textes et leur musique puisent ses racines dans le deuil, la solitude, la rage et l’espoir, entre autres.
Ils sont capables de sortir de "nulle part" un titre éblouissant comme "Largo". Chaque titre prend le temps, "Largo" dure presque 10 minutes. Je le dis souvent : la durée ne préjuge en rien de la qualité. Pour autant, dans ce cas c'est absolument parfait. On ne s'ennuie pas.
Le groupe est passé sur la scène de nombreux festivals et c'est plus qu'amplement mérité.
IV a été enregistré par le groupe, mixé par Benjamin Rousseau. Le mastering a été confié à Thibault Chaumont du studio Deviant Lab. Enfin, la pochette et les différents artworks (pochette et single) ont été réalisés par Léa Largeau. Je cite toutes ces personnes parce que je sens que Birdstone, c'est plus qu'un groupe, c'est une famille et c'est l'association de tous ces talents qui nous permettent d'avoir aujourd'hui, je n'ai pas peur de l'écrire, ce parfait petit bijou !
Je t'encourage à écouter au casque "Fade and Disappear" et je te défie de rester de marbre.
Ce qui confère cette ambiance, c'est aussi le fait que IV a été enregistré dans une maison de famille perdue dans la campagne aveyronnaise, hors du temps, loin du bruit et des urgences (sic). Le résultat est là : bluffant, puissant, phénoménal.
Oui, cette chronique est un coup de poing comme leur musique, mais c'est tellement bon parfois d'être secoué et remué par de la bonne musique.
