Texte de Sarah Kane (traduit par Vanasay Khamphommala) mis en scène par JAcques Osinki avec Sandrine Bonnaire et Frédéric Leidgens.

Après avoir travaillé ensemble sur "L’Amante Anglaise" de Marguerite Duras, Sandrine Bonnaire et Jacques Osinki se retrouvent au Théâtre de l’Atelier pour une nouvelle collaboration, cette fois-ci autour du texte de Sarah Kane : "4.48 Psychose".

Cette pièce, si singulière, est le monologue d’une femme empêchée d’exister, et qui décide de sa propre fin.

C'est un récit de lutte, de lutte contre la douleur, et le combat ultime d'une femme contre son inadéquation au monde.

Enfermée dans la douleur de la maladie, et saisie d'une colère inextinguible, le personnage interprété par Sandrine Bonnaire décrit ce parcours ultime.

Ce dernier texte de Sarah Kane est un monologue vibrant et incantatoire, une ultime revendication, une logorrhée paroxystique.

Sarah Kane décrivait la crise psychotique comme l'impossibilité de distinguer les frontières entre la réalité et son espace imaginaire, de ce fait ne plus être en capacité de discerner le monde tel qu'en lui-même.

Les apparitions de Frédéric Leidgens incarnant le médecin, révèlent l'impossibilité du dialogue, malgré l'ultime tentative de traitement chimique.

La mise en scène est dépouillée a contrario du foisonnement pulsatile des revendications ultimes d'une malade en déséquilibre.

Dans cette traduction de Vanalay Khamphommala, le flot désespéré et irrévocable annonce la fin à venir.

Profil à contre jour, transie, Sandrine Bonnaire incarne cette ultime tension.