Après l’ouvrage sur l’Histoire du Parti nazi, j’ai continué avec une nouvelle lecture dans la continuité du nazisme traitant de la justice pénale internationale.
Aux manettes de ce gros volume de plus de 400 pages se trouve Bruno Cathala, magistrat, ancien président du tribunal de grande Instance d’Evry qui a aussi occupé le poste de greffier adjoint au tribunal pénal international pour l’ex Yougoslavie pour enfin rejoindre la cour pénale internationale à La Haye entre 2003 et 2008.
Il a fallu attendre les violences inédites apparues durant les deux guerres mondiales pour que l’on assiste, à Nuremberg et Tokyo, à partir de 1946, aux premières condamnations dans l’histoire du monde des principaux responsables de crimes commis durant un conflit. Elles furent prononcées par des juridictions pénales internationales. Puis viendront le temps des procès pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, et enfin la naissance de la Cour pénale internationale en 1998. C’est la concrétisation, dans les relations internationales, de l’existence d’une société humaine universelle alors que n’existait qu’une société d’États souverains.
L’ouvrage s’avère être particulièrement intéressant et pertinent car il s’appuie sur le point de vue d’un expert du sujet qu’il traite, basée sur l’expérience de l’auteur apportant un point de vue éclairé de sa pratique dans les différents tribunaux pour lesquels il a travaillé.
L’ouvrage sous la forme d’un récit particulièrement facile à lire alors qu’il peut traiter de sujets parfois plus complexes montre bien les problèmes que peut poser la justice internationale par rapport à des pays souverains qui ont aussi une justice. Pour y arriver, l’auteur fait preuve d’une maitrise pédagogique efficace pour un ouvrage néanmoins plutôt dense en termes d’informations et de contenus.
Il nous dévoile donc une histoire méconnue et vivante de la justice internationale au travers des réponses judiciaires apportées par cette institution aux principaux acteurs des crimes de guerre, des crimes de masse ou des crimes contre l’humanité, qu’ils soient auteurs directs, complices ou théoriciens.
