C'est pendant les vacances (on part du principe que juillet et août ce sont "les vacances", même si on bosse, sinon on ne va pas s'en sortir) que Healer, groupe de sludge, originaire de Tours sort son deuxième EP nommé Desolation chez Fleau Records et Ace Of Wands.

Alors je fais le malin mais je te dois d'être franc, il y a un an, je n'avais pas écouté Healer et son EP Deconstruction. Parce que je ne connaissais pas. Je les vois venir d'ici les commentaires me balançant que c'est quand même honteux d'écrire sur des groupes qu'on ne suit pas depuis le début, etc. C'est vrai que c'est dommage parce que Healer, c'est tout à fait mon style : grosse guitare, rythmique puissante, chant à la mesure de cette puissance. Lourd et pour autant mélodique. Mais dites-vous bien que c'est justement aussi parce que je ne connaissais pas qu'aujourd'hui j'en parle.

J'ai découvert ce deuxième EP qui fait partie au passage d'une trilogie et j'attends maintenant, en temps voulu, le troisième volet, et c'est important de comprendre ceci : en soutenant les groupes indé et les médias indés, vous allez découvrir des groupes, des artistes, des scènes et c'est la curiosité qui va permettre ce foisonnement ! Parce qu'avant d'écrire sur Healer et cet EP, tu imagines bien que je suis allé écouter Deconstruction, le premier EP. Et j'ai kiffé comme disent les gens.

Je vais être cash : je ne connaissais pas et maintenant je suis conquis. Les membres de Healer ont pour certains joué ou jouent encore au sein de formations comme Verbal Razors, Toekan, Beyond the Styx ou encore Crack House.

Le rouleau compresseur de ces quatre titres, héritage revendiqué par le groupe de la scène de Savannah (Georgie, USA) a été masterisé par Jonathan Nunez, guitariste de Torche et ingé son réputé.

Alors, en conclusion : soyez curieux, sortez de votre zone de confort, scrollez sur les plateformes musicales, cherchez dans la presse des groupes indé, français ou non, qui méritent d'être soutenus, renseignez-vous pour ne pas soutenir des titres conçus à 100% par IA et faites vivre l'art.

Sur ce, bisous, parce que c'est important les bisous. Moi je retourne écouter les titres d'Healer !