Mickey 3D est un artiste discret, qui se fait rare tant dans les médias que sur scène. Quelle n'a pas été ma joie quand j'ai appris qu'il venait pour les 20 ans du Foreztival, qui se tient à quelques kilomètres de chez lui ! Quel plaisir et quel honneur qu'il nous ait accordé cette interview !
Merci beaucoup d'accorder cette interview à Froggy's Delight.
Mickey 3D : Ça me fait très plaisir.
Alors habituellement, je demande aux artistes s'ils peuvent se présenter. Ça me paraît inutile aujourd'hui, je pense que tout le monde connaît Mickey 3D.
Mickey 3D : Ils ont vécu dans une grotte ou ça dépend de leur âge. Parce que la jeunesse ne connaît pas forcément Mickey 3D. Moi, je suis Mickey. Je suis artiste, chanteur en pré-retraite avec Mickey 3D que j'ai créé en 1996. Cela fait maintenant 30 ans.
J'ai signé dans une maison de disques en 2000. On a eu beaucoup, beaucoup de succès au début des années 2000. Puis après, ça s'est calmé. Et là, on fait de la musique pour se faire plaisir parce que ça fait 10 ans qu'on n'a pas fait de festival, ni de tournée. La dernière tournée était en 2016.
En revanche, le dernier album de mémoire, est plus récent que ça. Je dirais 2023.
Mickey 3D : Oui, 2023. Il n'y a pas eu de tournée. C'était juste un disque. J'ai toujours rêvé de faire ça. Toute ma vie, j'ai fait des concerts, des concerts, des concerts. Et je me suis toujours dit : un jour, je ferai un disque sans faire de concert.
Et il n'y avait pas eu de concerts au théâtre Les Pénitents (NDLR : un théâtre et salle de concert à Montbrison) ?
Mickey 3D : Oui, j'avais fait juste deux dates à la sortie parce que c'était les Pénitents, c'était les copains. Et c'était histoire de marquer la sortie. Mais je ne voulais pas faire de tournée pour une fois dans ma vie. Faire un disque sans faire de tournée. Un peu de repos, j'ai envie de dire.
Je me rappelle qu'au début de leur carrière, Murat, Biolay ne faisaient pas de tournée, ils ne faisaient pas de concert. Et je m'étais toujours dit : un jour, je ferai un disque sans caler 150 dates après.
Quand tu as commencé, il n'y avait pas les réseaux sociaux, il n'y avait pas Facebook, il n'y avait pas internet. Est-ce que le fait qu'il y ait les réseaux sociaux aujourd'hui, qu'il y ait les plateformes avec le côté négatif et positif, ça permet aussi de faire vivre sa musique sans avoir besoin de faire tourner ?
Mickey 3D : Oui, alors ça, je n'arrive pas à répondre à cette question. Je n'arrive pas trop à saisir la nouvelle façon de promouvoir la musique, de faire fonctionner tout ça. Je sais qu'ils sortent des chansons souvent. J'avais discuté avec Bigflo et Oli, justement, qui jouent ce soir. On avait fait une version de "Respire" en 2020. Ils m'avaient dit que leurs fans leur disaient : "les gars, ça fait longtemps que vous n'avez rien sorti. Ça fait trois semaines que vous n'avez rien sorti".
Je bosse sur mon disque depuis trois ans. Donc, je ne sais pas comment ça fonctionne maintenant. Ils sortent des chansons régulièrement. Et puis après, ils sortent le disque, mais qui n'a pas une longue durée de vie.
Alors, c'est vrai que ça m'a fait bizarre sur mon dernier album parce qu'avant, on avait l'habitude de sortir un disque. Et on avait des interviews, on parlait du disque. Et ça durait un an ou deux. J'ai vu qu'après la sortie de mon disque, au bout de trois semaines, il ne se passait plus rien.
Parce qu'aujourd'hui, j'ai l'impression c'est avant la sortie du disque qu'il se passe des trucs sur les réseaux sociaux, des bouts de chansons, des bouts de vidéos. Mais comme ce n'est pas mon époque, que ce n'est pas mon univers, je ne maîtrise pas bien ce truc-là.
Pour suivre des jeunes groupes sur les réseaux sociaux, beaucoup sortent des petites vidéos pour se faire connaître. Alors, c'est un peu toujours le même mécanisme : ils sortent un titre, puis un titre et ainsi de suite. Effectivement, ils font l'EP avec les cinq titres qu'ils ont sortis. Parfois, dématérialisés quand ils n'ont pas les moyens. Et puis ils recommencent cinq titres, un EP, etc. Mais l'EP, après, une fois qu'il sort, il n'a pas une grosse durée de vie ?
Mickey 3D : Exactement, on a l'impression qu'ils vont faire 20 titres. C'est la sensation que j'ai. Ils composent 20 titres et ils font 4 EP à la suite. Parce que les 20 titres, ils vont les faire vivre pendant peut-être trois mois sur les réseaux.
Et c'est aussi parce que le public d'aujourd'hui n'écoute plus d'album. Tu n'as plus besoin de payer. Quand j'avais 20 ans, j'allais à la FNAC, j'allais acheter un vinyle. Je ne savais pas ce qu'il y avait dessus. On est d'accord. Et on était obligés de l'écouter jusqu'au bout. Et après tu étais "obligé" de l'écouter pendant 6 mois, 1 an. Même si tu ne l'aimais pas, tu finissais par l'aimer tellement tu l'écoutais. C'était comme ça.
J'ai même connu quand il n'y avait pas les bornes pour écouter. Tu disais, est-ce que je vais aimer l'album ? Et puis, tu l'écoutais. Puis, tu l'as réécouté plusieurs fois. C'est une autre époque.
Alors, c'est très rigolo parce que ma fille qui a 21 ans achète des vinyles, maintenant. Des artistes très connus, comme Fleetwood Mac ou des artistes plus récents, comme Olivier Rodrigo, je crois, le dernier. Mais elle ne savait pas faire fonctionner ma platine.
Mickey 3D : Ils achètent l'objet !
En revanche, ce qui m'a fait plaisir, c'est qu'elle a mis le disque, s'est installée et elle a écouté son album en entier. Et là, elle en a profité. Mais je trouve que c'est une génération qui zappe.
Mickey 3D : Je le fais aussi, moi, maintenant. On le fait tous. On fait des playlists, quoi.
On va imaginer que tu as une baguette magique et que tu peux jouer avec l'artiste de ton choix, vivant ou mort. Ça peut être sur scène ou ça peut être en studio. Qui aimerais-tu rencontrer ?
Mickey 3D : Jouer avec qui ? Moi, j'ai mes héros. Quand j'étais jeune, j'étais fan de Cure, de Depeche Mode, de Tears for Fears. Il y a le disque de Tears for Fears qui s'appelle Songs From The Big Chair. C'est peut-être le disque que j'ai le plus écouté quand j'avais 16 ans. Et je me suis rêvé sur scène avec eux pendant des nuits entières en écoutant l'album. Et peut-être ça.
J'adore la voix de Sade. Elle est magnifique en plus, cette dame. Elle a une voix magnifique. Si je pouvais jouer de la guitare à côté d'elle pendant qu'elle chante "Is It a Crime", ça me ferait kiffer.
Dans une interview, tu as dit un jour que tu ne chantais pas les textes qu'on te proposait. Tu chantais tes textes. Est-ce que pour autant, il y a des chansons que tu aimerais reprendre hors celles que tu as déjà reprises ?
Mickey 3D : Très rarement.
Je sais qu'il y en a une de Cabrel que tu as reprise.
Mickey 3D : Oui. "Je l'aime mourir", il me semble. C'était pour m'amuser. Souchon aussi, parfois, j'aime bien reprendre "C'est déjà ça".
J'aime bien reprendre des chansons très simples parce que si ce n'est pas moi qui les ai écrites, je les oublie. Je n'ai aucune mémoire. C'est pour ça que chaque fois que j'ai repris des chansons, c'était "Killing an Arab" de The Cure parce qu'il y a deux accords. "C'est déjà ça" de Souchon parce qu'il y a trois accords.
Si tu n'avais pas été auteur, compositeur et interprète, tu aurais aimé faire quel métier ?
Mickey 3D : Je n'avais aucune idée. Quand j'ai commencé à faire de la musique avec les copains, j'ai dit que je voulais faire ça comme métier parce que je n'avais vraiment aucune idée. Je plains les gens qui n'arrivent pas à avoir quelque chose qui les fait vibrer. C'est génial d'avoir un truc qui nous fait vibrer dans la vie et de vouloir en faire son métier. C'est vraiment un privilège et une chance.
Et je m'étais dit que si ça ne marche pas la musique, j'essayerais de faire un truc dans les fleurs, dans les plantes, de l'horticulture. Ça aurait été le seul truc qui aurait peut-être pu me faire kiffer.
Tout à l'heure, tu disais que tu avais des héros en termes de musique, dont The Cure, etc. C'est eux qui t'ont donné envie de monter sur scène ? Quand tu les as vus, tu t'es dit : "Ouais, en fait, finalement, c'est ça que je vais faire" ?
Mickey 3D : Ah ouais, ouais. C'est plus quand j'ai pris mes premiers cours de guitare et il y avait un mec à côté de moi qui m'a montré les accords de "Boys Don't Cry" des Cure et je lui ai dit : "Mais c'est juste ça, la chanson qui me fait kiffer, c'est juste ces quatre accords que tu fais descendre sur le manche". Je lui ai dit : "Mais moi, je veux faire ça". Et à partir de ce moment-là, je me suis mis à écrire des chansons.
Je me rappelle qu'au lycée, tous les autres reprenaient du Dire Straits, du U2. Et moi, je ne voulais pas reprendre, je voulais faire mes chansons. J'avais compris qu'avec trois accords, tu faisais une chanson. Alors je me suis mis à faire ça. Et puis après, tout de suite, on allait faire des concerts dans les bars avec les copains. C'était vraiment partager le truc ensemble.
Alors, tu as dit que tu aimais bien l'horticulture.
Mickey 3D : Oui, j'aime bien les plantes, les fleurs.
Si tu devais choisir une autre forme d'art ou une autre forme d'expression artistique que la musique, ça serait laquelle ? Peut-être parce que tu écris tes textes...
Mickey 3D : Oui, mais non, pas trop parce que je me suis souvent demandé "Pourquoi tu n'écris pas ? Tu n'as jamais écrit des nouvelles ou des histoires ou des livres ?" Ça ne m'intéresse pas. Le format chanson deux couplets, deux refrains, je ne vais pas plus loin. Je suis trop feignant pour pouvoir écrire un livre, pas assez d'idées.
Par contre, j'ai toujours bien aimé la peinture ou la photo. Il m'arrivait souvent d'accrocher un drap dans mes apparts quand j'étais jeune et puis faire des trucs. Alors, j'ai fait quatre tableaux dans ma vie et la photo aussi. J'ai toujours bien aimé les photos.
Tu as chanté "Respire" il y a quelques années. Je me demandais ce que t'inspirais le monde aujourd'hui qui est en train d'expirer ?
Mickey 3D : Oui, alors l'avantage, c'est que c'est une chanson qu'on peut toujours chanter aujourd'hui parce que c'est pire qu'avant. Et on pourra peut-être encore la chanter dans dix ans. J'ai deux, trois chansons comme ça que je fais sur scène comme une chanson qui s'appelle "La France a peur" qui est la première chanson du premier album qui a 30 ans.
Et aujourd'hui, quand tu vois le traitement de l'info à la télé, les chaînes d'info, ce que c'est devenu, je peux la chanter encore. C'est encore plus vrai qu'avant. Et c'était quoi ta question ?
Ce que t'inspirait le monde aujourd'hui et qui est en train de crever à petit feu. Même à grand feu.
Mickey 3D : Oui, c'est à grand feu. On le voit. On le voit tous les ans de pire en pire. C'est triste. Je ne sais pas quoi dire. Je suis content d'avoir vécu mon époque. J'ai plus de 50 ans maintenant. J'ai vécu de belles années à la bonne période. J'ai connu les années 80, les années 90. On faisait des concerts dans les bars jusqu'à 3 heures du matin. On fumait, on buvait. Et alors, il y a quelques années, je t'aurais dit ça. Maintenant, c'est triste.
Et puis là, maintenant c'est encore pire. Maintenant, on est dans des trucs écologiques où on va droit dans le mur, mais super vite.
On sait qu'il y a un mur au bout du tunnel. Je suis vraiment triste pour les enfants qui d'ailleurs ont décidé qu'ils ne voulaient pas d'enfants.
Mickey 3D : C'est la tendance. Ça a déjà démarré.
D'un autre côté, si on ne fait plus de gosses, il y aura moins de monde. Donc peut-être que la planète ira mieux.
Mickey 3D : Ça ne tournera pas l'économie. Ça ne tournera pas avec pas assez de monde.
Tu as dit que tu étais en pré-retraite tout à l'heure. Si tu réécris de nouvelles chansons, quels sont les thèmes que tu as envie d'aborder ?
Mickey 3D : C'est toujours ce côté militant ou au moins en tout cas lucide. Je suis en train de préparer un disque parce que j'enregistre toujours des chansons. J'en enregistre une trentaine.
Je vais en garder une dizaine pour faire un disque. Je pars un peu dans tous les sens. J'aime autant la poésie que la politique, le social et j'aime bien mélanger tout. Je regarde tout ce qui se passe, tout ce qui m'entoure et j'aime bien faire des petites chansons à la fois avec un petit peu d'ironie, un petit peu de poésie, un petit peu de rentre-dedans, mélanger tout ça. C'est ma façon de faire.
Ça fait longtemps qu'on ne t'a pas vu. Et tout à l'heure, dans la voiture, je me suis dit : "il nous a prévenu qu'il ne fallait pas acheter son disque parce qu'il allait gagner des milliards et qu'il allait s'arrêter". C'est que tu as tellement bien vendu le dernier album que c'est bon maintenant ?
Mickey 3D : Voilà, exactement (rires). Non, je suis absent parce que je n'ai vraiment pas arrêté pendant 20-30 ans. Et là, je fais un peu d'autres trucs.
Et puis, ça a vraiment changé le milieu. La dernière fois, je suis allé dans ma maison de disques et quand j'ai débuté et signé dans ma maison de disques, j'avais 30 ans. Les mecs qui m'ont signé avaient 50 ans. Aujourd'hui, j'ai 50 ans et les mecs qui bossent pour la maison de disques ont 30 ans. Je ne comprends pas leur façon de travailler. Ils n'ont pas forcément envie de se saigner pour moi.
Ils ont un business plan. Il faut que ça rapporte ?
Mickey 3D : Voilà, ils sont sur des artistes plus jeunes. Enfin je regarde ça un peu de loin. Je vais sortir encore des disques et me faire plaisir. Mais je ne m'attends pas au succès et tout ça. J'ai vécu plein de trucs super.
Quand tu regardes dans le rétro, tu es satisfait ?
Mickey 3D : Ah oui ! J'ai commencé à faire de la musique au lycée avec les copains comme tous les mecs qui commencent à faire de la musique au lycée avec les copains.
On a été des centaines de milliers à faire ça. Et j'ai eu cette chance, moi, d'avoir du succès. C'est-à-dire que j'ai connu les bars, joué dans les bars de quartier, les pizzerias, les salles des fêtes, les clubs, les machins, les premières parties de Louise Attaque, Tryo et Yann Tiersen.
Après, j'ai commencé à avoir mes salles à moi avec 100 personnes, 200, 300, 400, 1000, 2000, 3000, les stades, les Vieilles Charrues. J'ai tout connu.
J'ai envie de dire que c'est artisanal ce que tu as fait.
Mickey 3D : Oui, c'est vraiment la méthode à l'ancienne. C'est-à-dire commencer au bistrot avec 5 mecs qui jouent au baby et qui t'écoutent d'une oreille. Ce qui est bien, c'est qu'à la fin du concert, ils étaient devant. C'est là où tu as gagné.
D'ailleurs, c'est une question que j'aime bien poser, est-ce que tu as un très bon souvenir de concert et un très mauvais souvenir de concert ?
Mickey 3D : Une fois, on est allé jouer au Casino de Quiberon, c'est très loin, c'est l'époque où on partait en camion, on était fatigué. On est arrivés en fin d'après-midi, on a fait les réglages, c'était au bar du casino de Quiberon, et le mec, à 11h du soir, on lui dit qu'on aimerait bien jouer parce qu'on a roulé toute la journée et il y avait personne. Il nous dit : attendez, le casino va fermer, les gens vont arriver après. On a attendu 1h du matin, 2h du matin, à 4h du matin, le mec nous dit : "bon ben il n'y a plus personne qui viendra, allez jouer".
Et on a joué, et il y avait un ou deux mecs au bar dont un qui fumait des clopes et il nous les balançait à la gueule. Et c'est 4h du matin, tu fais ton concert, tu as roulé 800 bornes dans la journée, alors c'est parti un peu à se brancher avec le gars qui était bourré. Ce sont des concerts qui ne servent à rien, des journées qui ne servent à rien, mais tu te rappelles.
Et j'ai des bons souvenirs, plein de bons souvenirs, les concerts dans le Nord, les festivals comme les Vieilles Charrues et la veille, on a joué dans un petit bar au fin fond de la Bretagne, devant il y avait des mecs qui jouaient au baby justement, et il y avait 10 pélos dans le bar et ce qui est cool, c'est qu'à la fin du concert, les 10 étaient devant nous à fond. Ce sont des super souvenirs, parce que tu te dis, on les a chopés quoi, ils jouaient, ils s'en foutaient, mais on les a chopés, donc c'est gagné, ce sont des bons souvenirs.
Tu parais quelqu'un de très très calme, mais est-ce qu'il y a quelque chose qui te fait sortir de tes gonds presque instantanément ?
Mickey 3D : Oui, je me mets en colère comme tout le monde, je suis très très calme, mais je peux être très très con en bagnole, je peux m'énerver avec un mec qui n'avance pas alors que je suis pressé.
Je suis un mec totalement normal, totalement ordinaire qui peut sortir de ses gonds pour des conneries comme tout le monde, pour des conneries quand il est pressé. Mais je ne suis pas aussi calme que ça : si tu demandes à mes proches, ils vont dire que je suis un râleur, un chiant.
Je ne suis ni calme, ni hystérique, je suis totalement ordinaire. Comme quand tu as monté un meuble Ikea, tu as oublié de mettre la pièce du début et qu'à la fin, il ne tient pas et qu'il faut tout refaire.
J'ai une dernière question, on va imaginer que ton ou ta meilleure amie part loin, tu vas lui offrir un album pour qu'il se rappelle de toi, j'aimerais savoir quel album tu offrirais.
Mickey 3D : Quel album de moi ou de quelqu'un d'autre ?
L'album que tu as envie de lui offrir.
Mickey 3D : J'en ai parlé tout à l'heure, ce serait Songs From the Big Chair de Tears for Fears. Parce que j'ai tellement écouté ce disque, il me ressemble, j'ai l'impression que c'est moi quand j'écoute ce disque, tellement je l'ai écouté dans mes 16 ans, et c'est un disque d'une super qualité. Ce sont les années 80 et ça poussait pendant des mois sur une chanson, "Shout" ou "Everybody Wants to Rules The World", il y a 8 chansons sur l'album et les mecs faisaient des albums avec 8 chansons.
C'est comme les disques de Talk Talk, j'adore Talk Talk, ce sont des mecs, ça bossait, ça ne rigolait pas, c'était des chansons qui étaient bossées à fond, et j'adore ces disques-là.
Merci, est-ce que tu as envie de dire une dernière chose avant de finir cette interview ?
Mickey 3D : Je souhaite longue vie à Froggy's Delight et à toutes les personnes qui s'intéressent à ce média-là, ça fait du bien d'avoir des médias indépendants. Bravo et chapeau les gars, courage pour la suite et j'espère que ça va durer.
C'est ainsi que s'achève cette interview avec Mickey 3D. Je tiens à le remercier sincèrement pour son accueil, sa disponibilité. Merci également à Lisa qui a permis de faire cette interview et dans les meilleures conditions possibles.
Crédits photos : Cyco Lys
