Phew Phew Games est un studio indépendant de développement de jeux vidéo qui avait fait parlé de lui en 2024 avec la sortie de leur premier jeu Anomaly Agent. Un jeu en 2D en pixel art entre jeu de plateforme et beat them all narratif vraiment énergique accompagné d’une excellente bande son synthwave dynamique à souhait.
On ne change pas une recette qui fonctionne pourrait-on dire à l’arrivée du nouveau jeu du studio : Anomaly President.
De prime abord, on retrouve les mêmes ingrédients : pixel art (plus fin cette fois-ci), univers cyberpunk en 2D, de la bagarre, des sabres, des couleurs partout et de la musique synthwave entraînante.
Pour autant, on aurait tort de s’arrêter à cette comparaison car Anomaly President raconte une autre histoire et propose de nouvelles mécaniques de jeu dans un esprit "rogue".
Pour ceux du fond qui ne sauraient pas encore ce qu’est un jeu de type "rogue" (rogue like, plus punitif, ou rogue lite plus permissive), il s’agit d’un jeu ou lors de chaque partie, on collecte un certain nombre de bonus, que nous aurons souvent à choisir parmi 2 ou 3 mais que l’on perdra sitôt que nous passerons de vie à trépas. SAUF... si on a récupéré des bonus qui eux-mêmes permettront de garder certains équipements d’une partie à l’autre. Cela permet donc d’ajouter des éléments à la fois de hasard, et de stratégie dans le déroulement des parties ce qui confère au jeu un côté unique à chaque fois que l’on recommence.

Mais si cela ne suffisait pas à ajouter du piquant dans notre combat contre le mal (on va revenir sur l’histoire après), il y a également des phases de constructions de base, de choix à faire pour l’avenir du monde dans lequel se déroule l’histoire et pour la survie de la population de ce monde, partagée entre humains et Fluffies, des petites créatures rondes qui vous seront d’une grande aide.
Quant à l’histoire donc, c’est là que c’est un peu original. On est dans une sorte de satyre du monde politique. Le pays est tenu par le président d’une main de fer. Répression, fanatisme, lavage de cerveaux, exploitation de la classe ouvrière (notamment les fluffies), corruption, propagande, tout y est.

De notre côté, quand on n’est pas en mission pour aller taper du méchant, ou sauver des gentils, on gère le QG de campagne pour les futures élections présidentielles avec pour but de prendre un max d’intention de vote aux présidents sortant pour bien entendu prendre sa place !
Le QG de campagne c’est un bus, piloter par des fluffies. Ce bus pourra être agrandi de façon spectaculaire pour y ajouter une cuisine, des chambres, une armureries, un laboratoire de recherche, etc. Nous affecterons des petits fluffies, bien décidés à nous aider et ils nous permettront de devenir plus fort, d’aller plus loin, de gagner petit à petit de nos combats pour sauver la veuve et l’orphelin, des intentions de vote.

C’est plutôt original et vraiment fluide et agréable à jouer tant les scènes d’actions et les moments plus calmes (pendant lesquels on met notre page à jour, on augmente nos capacités etc.) sont bien intégrés entre eux. La narration est le lien entre tout cela et se fait vraiment sans temps mort, ni paroles inutiles.
La prise en main est plutôt facile, mais évidemment ce n’est pas sans difficulté, notamment les scènes d’actions qui nous mettrons en échec plus d’une fois. Mais petit à petit, nous progresserons, nous "capturerons" des objectifs (on commence évidemment par le centre de tout, les médias) pour conquérir in fine la présidence du pays !
Un excellent jeu à découvrir à la fois pour son originalité narrative mais aussi pour ses scènes de combats hyper dynamiques et très esthétiques ! Vive l’internationale des fluffies, en route pour la révolution !
Version du jeu testée : PC en accès anticipé offerte par l’éditeur via #keymailer.
