Pièce de Jean-Loup Horwitz, mise en scène par Léonard Matton avec Magali Bros, Odile Cohen, Jean-Loup Horwitz.

Alors que le peintre Alain Laumonier est à son atelier, une femme arrive et prétend pouvoir lui apporter des informations sur ses parents. De plus, elle dit connaître son vrai prénom : Elia. Celui avec lequel il signe ses toiles. Désarçonné, il la met dehors.

Commence alors la reconstitution de la vie de cet homme, livré très jeune à lui-même et qui a dû se fabriquer une identité, devenir à la fois pour les autres et pour lui, un faussaire. Le spectateur est invité à un jeu de piste sur la recherche de la vérité, à travers les souvenirs touchants ou douloureux.

Dans "Elia, généalogie d'un faussaire", Jean-Loup Horwitz a écrit le portrait de cet autodidacte qui a mis toute sa rage dans sa peinture. Et il l'incarne avec une vraie sincérité ainsi qu'une présence de tous les instants.

A ses côtés, l'excellente Odile Cohen est un modèle de sobriété, de sensibilité et de justesse. La perfection.

Enfin, dans de nombreux personnages qui jalonnent le parcours d'Elia, Magali Bros, formidable, fait une nouvelle fois preuve de ses immenses qualités que ce soit dans la comédie avec des rôles hauts en couleur ou dans la gravité.

Ces trois comédiens dirigés avec délicatesse par Léonard Matton, dans une mise en scène tout en nuances et contrastes, qui dessine des ambiance oniriques et envoûtantes ainsi qu'avec le concours des somptueux costumes de Chouchane Abello-Tcherpachian, nous font passer un très joli moment de théâtre.