Pièce de James Matthew Barrie, mise en scène par Mélanie Le Duc avec Alexandra Eyrolles, Virginie Niclasse, Valentin Rolland.

Un cottage en bord de mer en Angleterre. Celui-ci est loué par une locataire londonienne : Madame Page. La logeuse, Madame Quickly, devise avec elle alors que l'orage au dehors commence à gronder.

Un jeune homme, venu s'abriter, découvre sur un meuble la photo d'une célèbre comédienne dont il est amoureux et qu'il a déjà croisée : Béatrice Page. Il apprend par Madame Quickly qu'il s'agit de la fille de sa locataire, qui fait une sieste sur le canapé.

La pièce "Rosalinde" de James Matthew Barrie, écrite un an après son Peter Pan, offre derrière l'apparente légèreté d'une comédie à la Oscar Wilde, une fine réflexion sur les apparences, le temps qui passe et le métier de comédienne.

Elle est interprétée avec beaucoup de talent par un trio réjouissant. Virginie Niclasse est hilarante en Madame Quickly avec des mimiques dignes des clowns russes. Valentin Rolland est parfait en jeune premier.

Quant à Alexandra Eyrolles, elle joue avec une grande subtilité toute la complexité de Madame Page, passant de l'exubérance à la plus grande profondeur. Un beau numéro de comédienne pour un personnage captivant.

La mise en scène de Mélanie Le Duc, alerte et délicate, autour des costumes superbes de Maxence Rapetti-Mauss et Magdalena Calloch' ainsi que la scénographie agréable de Clémentine Stab (autour d'une bow window) donne à cette fantaisie en bord de mer un côté désuet et parvient à en faire ressortir toute la nostalgie.

Une très belle surprise douce-amère à savourer.