Quelle chance nous avons d’avoir comme contemporains une cohorte (une galaxie soudée, une scène) de musiciens comme Thomas de Pourquery, Fabrice Martinez, Sylvain Daniel, Arnaud Roulin, Edward Perraud, Médéric Collignon, Fred Pallem, Maxime Delpierre, Jeanne Added et Laurent Bardainne ! Des musiciens virtuoses, profondément humains ouverts à toutes les esthétiques.
Laurent Bardainne est sans doute l’un des plus beaux représentants de cette génération. Saxophoniste au son immédiatement reconnaissable, rond, ample et lumineux, il refuse depuis toujours les chapelles stylistiques. On le retrouve aussi bien dans l’énergie électrique de Poni Hoax, les paysages électroniques de Sabrina & Samantha, les explorations jazz de Tigre d’eau douce, Supersonic ou Limousine, que dans la pop sophistiquée de Lost, aux côtés de Camélia Jordana. Chez lui, chaque projet nourrit le suivant, chaque esthétique enrichit son vocabulaire musical.
Ce Prologue, projet solo, premier sous son seul nom, est un condensé de toutes ces aventures musicales où l’on retrouvera son son rond et lumineux (devenue une véritable signature), son phrasé fluide, son sens mélodique (pop), son sens du groove, du son et de l’architecture musicale (jazz), une énergie (rock).
Ce nouveau disque d’une grande richesse musicale, introduction à un spectacle musical à venir, a été enregistré à Belleville dans le studio de Fred Soulard, avec Vincent Taeger, Nicolas Villebrun et Arnaud Roulin, soit une grande partie de l’aventure Poni Hoax. La présence de Pupajim (Stand High Patrol) et de Mélissa Weikart au chant vient encore élargir la palette sonore.
4 morceaux (plus une intro et une outro, 3 intermèdes) : "This is your song" (dédié à Nicolas Ker), "Finest in Town", "Le pouvoir du temps", "I can be her", 4 tubes. Formidable.
Prologue n’est pas seulement une belle réussite : c’est la démonstration éclatante que cette génération de musiciens français compte parmi les plus créatives, virtuoses et passionnantes de notre époque.
