Si Obélix est tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit, Jocelyn Balu est tombé dans celle de la rumba congolaise, cette musique originaire des quartiers populaires de Kinshasa et de Brazzaville et qui s’est imposée comme un véritable vecteur d’identité culturelle, de mémoire collective et d’expression sociale.
Jocelyn Balu est né à Camp Luka dans le quartier de la prison de Kinshasa. Il fera ses premières armes avec notamment Les Aigles de la révolte mais la véritable révélation se fera avec les musiciens du Bakolo Music International du légendaire Wendo Kolosoy (dit Papa Wendo), père de la rumba congolaise. Plus jeune membre de l’ensemble, Jocelyn Balu deviendra par la suite directeur artistique du groupe, preuve de la confiance et du talent reconnus par ses pairs.
À travers son projet musical Borumba, littéralement "l’esprit de la rumba", l’artiste revendique un hommage assumé à l’âge d’or de la musique congolaise, celui des années 1940 à 1970. Cette période mythique a vu émerger des figures emblématiques telles que Franco Luambo, Nganga Edo, Tabu Ley Rochereau ou encore Grand Kallé, dont les œuvres ont largement contribué à faire rayonner la culture congolaise à travers l’Afrique et le monde.
À la richesse patrimoniale de la rumba classique, il ajoute une voix singulière, boisée presque, une voix issue du gospel, donc avec ce côté spirituel, une interprétation moderne et une sensibilité tout à fait contemporaine. Son approche musicale se distingue par un subtil équilibre entre respect des racines et ouverture à de nouvelles influences.
