Encore un nouvel auteur qui intègre la longue liste de ceux qui publient aux éditions Sonatine. Cet auteur, c’est Keith Rosson, Américain vivant à Portland, qui ne déborde pas d’imagination quand on voit ce qu’il nous propose dans son premier ouvrage publié en France. Une chose est certaine, si vous aimez les aventures de Bourbon Kid, vous allez adorer Fièvre noire, cet ouvrage qui vient tout juste d’arriver dans vos librairies.
Tout commence plutôt calmement. Tim et Hutch, deux gangsters tout droit sortis d'un film de Tarantino, viennent secouer un type qui doit quelques milliers de dollars à leur boss, un mafieux local. La routine, en somme. Jusqu'à ce que Hutch découvre une main tranchée dans le frigo du type en question. Etrange ? Et ce n'est qu'un début.
Car à partir de là, tout part en vrille. En quelques heures seulement, on se dirige à vitesse grand V vers l'apocalypse. Rien que ça. Au menu ? Une agence gouvernementale top secret qui a le tort de vouloir danser avec le diable, une conspiration démoniaque, des artefacts occultes, du satanisme, sans oublier des bains de sang, un ange déchu et quelques morts un peu trop vivants. Mais aussi de l'amour, des trahisons, des histoires de famille... et bien plus encore.
Au milieu de ce foutoir, Katherine Moriarty, une ex-star du punk embarquée bien malgré elle dans un cauchemar éveillé, va avoir fort à faire...
On est clairement dans le type d’ouvrages clivant, certains vont adorer quand d’autres resteront clairement hermétiques à ce type de lecture. La couverture de l’ouvrage laissant penser que tout le monde fera le bon choix avant de se lancer ou pas dans sa lecture.
Quand on aime lire un livre qui nous embarque dans une sorte de film noir, un peu gore totalement déjanté, on est au parfait endroit avec cet ouvrage qui fait parfaitement le travail. La lecture est rythmée, quasi frénétique, on se demande parfois où et quand cette folie va se terminer (comment aussi d’ailleurs). C’est sombre et parfois aussi terriblement drôle, ce qui n’est pas toujours réussi dans certains livres. Il y a en même temps cette dimension polar qui est bien présente aussi, qui nous pousse à continuer la lecture du livre, même quand il devient temps d’aller dormir (en espérant ne pas faire de cauchemars).
Bon après, je dois quand même vous avouer qu’il faut après la lecture de cet ouvrage un petit temps de repos pour se remettre de cette lecture chahutée qui ne laisse pas indemne. Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenu.
