The Lemon Twigs : un héritage assumé, une identité affirmée. Oui, les frangins D'Addario vivent quelque part dans un autre monde, tout du moins dans une autre époque (les années 60 jusque la moitié des années 70). Mais qu’importe. Oui, Brian et Michael font une musique qui, plus encore que simplement héritière des 60’s ressemble fortement à celle des Beatles, Beach Boys, Big Star… Mais encore une fois qu’importe. Parce que ce n’est pas si nostalgique que cela. Et que oui, le plus important est clairement ailleurs. Car au-delà des influences évidentes, c’est avant tout leur talent de compositeurs qui impressionne. L’efficacité immédiate de leurs mélodies, la finesse de leurs harmonies et la qualité de leurs arrangements témoignent d’un véritable savoir-faire. L’album brille par sa clarté et sa simplicité apparente, sans jamais tomber dans la facilité.
Les orchestrations, plus directes et épurées, laissent respirer des chansons plutôt inspirées avec ces mélodies comme inscrites dans l’inconscient collectif pourtant toute neuves ("2 or 3", "I just can’t get over losing you", "Look for your mind", "You’re still my girl"…).
Le duo est brillamment accompagné par ses musiciens de tournée, Danny Ayala et Reza Matin, dont la contribution apporte relief et profondeur à l’ensemble. Loin d’être une pâle copie de leurs références, The Lemon Twigs enrichissent leur héritage pour construire un son personnel et vivant.
Avec un rythme de sorties de disques soutenu, leur troisième album en quatre ans depuis le magnifique Everything Harmony en 2023, The Lemon Twigs ne montre aucun signe d’essoufflement, bien au contraire, sa dynamique artistique, son évolution (baroque-prog, comédies musicales, Mersey Beach, glam rock, power-pop), par petites touches est remarquable.
