Venir avant 13h au Hellfest 2026 pour voir quoi ?
Au Hellfest, les têtes d’affiche (Iron Maiden, Limp Bizkit, etc.) attirent naturellement tous les regards, et la plupart des festivaliers débarquent pour elles à partir de 18 heures. Mais les vrais curieux le savent : une journée réussie commence à la fraîche, bien avant 13 heures, du côté de la Warzone, de la Valley, de la Temple ou de l’Altar. C’est souvent là que se cachent les meilleures surprises du week-end, et parfois les futurs headliners.
Voici quelques conseils tirés du running order de cette 19e édition du Hellfest 2026.
Le vendredi
Le vendredi, on prendra son café à 10h30 devant l’Altar, où Impureza ouvrira les hostilités avec un metal extrême franco-espagnol mêlant death metal, imagerie ibérique, sonorités andalouses et flamenco. Une vraie curiosité.
Un dédoublement sera déjà à prévoir car au même moment, sur la Valley, le duo nantais Dragunov proposera son post-metal instrumental inspiré de l’ère soviétique.
Toujours dans cet esprit de voyage, Esoderic, groupe de thrash / death ayant fui la Jordanie pour les États-Unis, viendra défendre sur l’Altar des compositions conservant une légère touche orientale.
Un peu plus tard, à 12h50, Crypta représentera l’un des gros arguments de la matinée. Formé au Brésil par d’anciennes membres de Nervosa, le groupe féminin pratique un death old school metal direct, sombre et nerveux.
Côté Warzone, à 11h05, les Marseillais de Wake The Dead viendront confirmer la vitalité du vivier de musiques extrêmes de la cité phocéenne. Ce sera également le cas avec Yarostan, en mode screamo. À voir aussi : les Américains de Gridiron, dans un registre hardcore plus rap. Ces concerts-là sont faits pour entrer dans la journée par l’énergie du pit.
Sur la Temple, il ne faudra surtout pas manquer le black metal expérimental des Toulousains de Mourir, en ouverture de matinée. On parie sur une grosse révélation.
Le samedi
Le samedi, la Valley dégaine l’une des plus belles raisons de se lever tôt : les géniaux Toulousains de Bruit ?, à 11h40. Le groupe évolue entre post-rock façon Godspeed You! Black Emperor, ambient et rock symphonique. L’un des sets les plus attendus de ce Hellfest.
À la Temple, on attaque avec les apiculteurs suisses de Vigljós, adeptes d’un black metal dans l’esprit de Darkthrone, mais avec un petit côté rock’n’roll.
La Warzone, elle, propose Combust à 12h25. Le groupe new-yorkais balance un hardcore direct nourri par la tradition NYHC.
À l’Altar, les matinaux pourront aussi compter sur DVRK, mais surtout sur Profanation, projet death metal réunissant notamment des membres de Perturbator et Regarde les Hommes Tomber, dans un style particulièrement violent.
Le dimanche
Le dimanche, la Warzone propose à 10h30, la Brésilienne Karen Dió qui ouvrira la scène avec un punk rock direct et accrocheur, façon Distillers. À 11h40, Maid of Ace prendra le relais : quatre sœurs anglaises qui jouent un punk rock rapide, brut, nerveux et très scénique. Révélation en perspective.
Puis arrivera End It à 12h50. Le groupe de Baltimore est l’un des noms hardcore à ne pas rater si l’on aime les concerts physiques. Ils avaient signé en 2025 un des albums de l’année.
À la Valley, il ne faudra pas manquer Alta Rossa pour leur premier Hellfest et leur sludge froid inspiré par Neurosis. Les Belges de Gnome joueront à 12h15, dans un tout autre registre : le trio d’Anvers, reconnaissable à ses petits bonnets rouges, mêle stoner rock, hard rock et humour absurde. Intriguant.
Sur la Temple, Silhouette s’annonce également immanquable. Le groupe vient de Montpellier pour délivrer un black metal mélancolique, élégant et atmosphérique. Midnight Odyssey installera ensuite une ambiance plus obscure et contemplative.
À l’Altar, on ira quand même se dépenser physiquement en suant sur Bloodstain et son thrash classique façon Metallica des débuts.
Ainsi au-delà, de ces conseils musicaux et de toutes ces pépites à découvrir, venir tôt au Hellfest, c’est aussi profiter d’un site moins saturé, plus fluide, souvent plus intime. Et parfois, c’est là que se fabriquent les meilleurs souvenirs du festival.
Et pour illustrer cet article, voici le dernier single de Mourir et de leur album à paraître le 10 juillet chez Pelagic Records.
