Direction l’Italie cette semaine avec les éditions La Croisée qui ont fait le choix de republier un ouvrage d’une auteure italienne qui fut aussi peintre, qui s’engagea dans la Résistance en 1940 et qui reçu le prix Strega en 1969.

A la mort de son époux, Innocenzo Monti, Lalla Romano a voulu, en un dernier hommage, saisir l’essence de leur amour. Ainsi est composé, Tout au bout de la mer, un récit élégant et bouleversant retraçant les quatre premières années ainsi que les quatre derniers mois de leur longue vie commune dans l’Italie du Nord, des années 1930 à 1980.

La première partie du roman, tissée de complicité intellectuelle, fait revivre l’attirance naissante du couple, nourrie de longues conversations lors de randonnées dans les montagnes italiennes, jusqu’à leur mariage. Avec une précision remarquable, Lalla Romano entrelace des détails qui révèlent les vérités les plus profondes d’un amour jusqu’à sa perte. Dans la seconde partie, souvenirs d’une jeunesse éclatante prennent une teinte d’élégie à l’être aimé, figurant les derniers instants de l’homme de sa vie.

Vous l’avez donc compris, on est dans un récit autobiographique, celui d’une auteure un peu passée aux oubliettes qui revient au-devant de la scène grâce aux éditions La Croisée. Un livre d’une auteure qui possède une belle plume, très poétique avec des mots qui nous touchent, qui témoigne d’un amour sincère, de l’intimité d’un couple tout en gardant une certaine pudeur.

Tout au bout de la mer est superbe, du début à la fin. Félicitations aux éditions La Croisée d’avoir eu l’idée de republier ce texte qui ne vieillit pas.