Spectacle d'après "Le journal d'un fou" de Nicolas Gogol, adapté et mis en scène par Orianne Moretti, chorégraphie de Bruno Bouché avec Mathieu Ganio.
On connaît "Le Journal d'un fou" de Nicolas Gogol, nouvelle écrite en 1834 et souvent adaptée sur les scènes parisiennes (et d'ailleurs). Mais pour "Le rappel des oiseaux", Oriane Moretti a eu l'idée d'associer le théâtre, la musique (avec la pièce éponyme de Jean-Philippe Rameau mais également la musique de Jean-Sébastien-Bach) et la danse (sur une chorégraphie de Bruno Bouché).
Et le résultat est convaincant. Seul en scène, l'ancien danseur étoile se glisse dans la peau de Popritchine, le petit fonctionnaire qui perd tout contact avec la réalité et fantasme son existence.Tantôt jouant le texte de Gogol, tantôt dansant, il emporte le public dans un moment poétique et teinté d'étrangeté.
Derrière son piano où on le devine plus qu'on ne le voit, le pianiste Guilhem Fabre joue avec une virtuosité impressionnante et accompagne on ne peut mieux le comédien-danseur.
Mathieu Ganio navigue entre le piano, le lit et la chaise et parvient, tout en tirant parti des petits espaces, à donner de l'expressivité à chaque geste.
Il montre une belle sincérité dans son rôle ainsi qu'une présence indéniable. Tout à fait crédible dans tous les différents autres personnages qu'il incarne, dirigé avec finesse par Oriane Moretti, il se révèle fascinant. Une belle proposition à découvrir.
