Originaire de Tours, le groupe évolue depuis plusieurs années dans un registre hardcore crossover metal, quelque part entre Hatebreed et Maleviolence, avec une approche très directe qui fait des ravages sur scène.

Sur ce nouveau disque, le cinquième, "DIVID", le groupe ne cherche pas à arrondir les angles et entend bien asséner à l'auditeur une énorme claque en pleine poire.

Dès "Dust Off" , qui bénéficie d'un featuring d'Okan Deniz de I Am Revenge, renforçant d'ailleurs l'ancrage hardcore moderne à vocation européenne du projet, le ton est donné en deux minutes : riffs compacts, batterie qui cogne, chant hargneux. "Bystander" alterne lourdeur bien hardcore et rythme plus rapide, avec un breakdown à la Terror.

Le disque aligne ainsi dix titres en vingt-cinq minutes. "Never Ending War" résume assez bien l'intention : un morceau court, nerveux, abrasif, qui condense l'identité du groupe en moins de trois minutes. On y retrouve ce mélange de hardcore moderne, de metalcore rugueux et de lourdeur crossover, notamment dans les guitares.

Là où le disque fonctionne, c'est dans sa capacité à rester frontal sans devenir monotone. "Deadlock V" single politque, impose une tension plus sèche, presque mécanique, tandis que "Flowerviolence" , avec la présence discrète de Delphine de Sisterhood Issues, sonne comme une déflagration à la Knocked Loose. Et que dire de "Graveyard FS" , avec son court solo de guitare limite death ? C'est d'ailleurs là que réside la force de ce disque : distiller d'autres sonorités metal dans son hardcore, évitant ainsi ce sentiment de monotonie que l'on retrouve parfois dans le genre.

On pourra reprocher à "DIVID" de ne pas chercher à révolutionner un style très en vogue en ce moment. Mais cela importe peu dès lors que Beyond The Styx signe un disque frontal et cohérent, qui confirme sa place dans la scène hardcore metal française.