Maria Perrotta n’est pas, et dans des registres différents, Glenn Gould, Grigory Sokolov, Evgeni Koroliov. Elle n’est pas non plus Bob van Asperen ou Alice Ader.
Pour autant, ce disque a plusieurs intérêts. Pour le sens du phrasé de la pianiste, pour sa compréhension du texte mais également pour le choix de l’instrument : l’opus 102 de Stephen Paulello.
Loin l’abstraction, nous sommes ici dans la sobriété, dans le nouage propre à Frédéric de Rivoyre, dans la recherche du son.
Avec sa grande clarté, on entend tout, à se demander si ce piano n’a pas été créé pour ce répertoire, le magnifique opus 102 apporte une grande richesse de son. Et si on regrette une interprétation parfois un peu froide et "scolaire" de la pianiste italienne, elle nous offre quand même l’opportunité d’entrer de manière un peu différente dans ce vortex à la fois fin et commencement, comme une quête. Une quête sans fin, Bach est mort avant de l’écrire…
