Mouse : P.I. For Hire est un jeu du studio polonais Fumi Games. Il fait partie de ces jeux indépendants attendus de pied ferme par de nombreux joueurs.

Pourquoi ? Essentiellement par son parti pris visuel. Une ambiance film noir mais façon cartoon des années 30. 

Au programme donc, des dessins en noir et blanc réalisés à la main dans un univers urbain et américain mais dans lequel les personnages sont tous des souris. Des souris façon vieux Mickey, en imperméable et Borsalino. C’est superbe, les personnages sont très réussis et les décors sont riches et détaillés.

C’est un régal pour les yeux, même regarder quelqu’un jouer est agréable tant on a l’impression de regarder un dessin animé. 

La musique n’est pas en reste et quoi de mieux pour aller avec un film noir qu’une musique de jazz ? La bande son composée par Patryk Scelina s’écoute avec plaisir (même en dehors du jeu) et illustre parfaitement chaque situation du jeu. Surtout que la musique sait aussi se taire dans certaines situations de jeu, ce qui permet de valoriser encore plus les scènes avec de la musique. 

Mais comme Mouse P.I. For Hire est avant tout un jeu, on aurait tort de penser que tout a été mis sur l'esthétique (visuelle et auditive), loin s’en faut. En termes de jeu, nous sommes une souris détective privée (oui, vous aviez deviné puisque c’est le titre : P.I. pour Private Investigator) et nous allons enquêter dans une ville plutôt mal famée dans laquelle nous allons nous balader en voiture à travers une mini carte représentant chaque niveau du jeu.

Notre enquête consistera essentiellement à remonter le fil d’une histoire pour découvrir le vrai méchant et accessoirement dézinguer, à coup de pistolet, mitrailleuse ou dynamite, tous les importuns qui se mettront en travers de notre chemin.

L’équilibre entre les scènes de bastons (on tire, on se cache, on retire, et on colle pas mal de bourre-pifs et de coups de pieds) et les phases d’investigation (on rencontre des personnages, on les interroge, on repart vers un autre indice, on évite les pièges dans des petites phases de plateformes et quelques énigmes) est plutôt bon et la difficulté n’est pas insurmontable et les sauvegardes nombreuses.

Cela permet d’avancer de façon plutôt fluide dans le jeu, ce qui est un point indispensable si on veut vraiment profiter de l’ambiance dessin animé, sans bloquer sur le même passage encore et encore. Les personnages rencontrés sont tous très bien réalisés, souvent plein d’humour (noir forcément) et la ville est plutôt bien animée, notamment dans le métro et sa brochette de voyageurs pressés.

Visuellement, c’est un jeu à la première personne, on ne voit donc jamais notre propre personnage sinon ses mains souvent occupées par un flingue.

Un jeu drôle et dynamique (ça va à 100 à l’heure tout le temps) qui apporte un peu de fraîcheur au genre action-aventure  et qui, sans être le jeu de l’année, se joue avec un grand plaisir et même si on fait sauter quelques têtes, le jeu reste plutot bon enfant, ambiance cartoon oblige. Par ailleurs, le noir et blanc apporte vraiment un aspect relativement inédit au genre et est vraiment très réussi.

Autre point important, si le jeu est vendu comme un FPS (jeu de tir à la première personne), on aurait vraiment tort de croire que c’est un énième Doom. Ici, on est vraiment plus dans un jeu d’aventure / action avec une petite histoire sympa qui nous tiendra en haleine le temps du jeu (entre 10 et 15 heures), pour un prix plutôt doux au regard de la qualité irréprochable du jeu (entre 35 et 35 euros selon les plateformes et la version boite ou dématérialisée).

Allez, je restaure ma vie avec un bout de fromage et je regarde buter les méchants rats avec ma sulfateuse !

La version du jeu testée est une version PC offerte par l'éditeur via #Keymailer.