Lecture plaisir cette semaine avec le nouvel ouvrage de Joseph d’Anvers, que l’on suit déjà depuis un moment chez Froggy’s delight, que cela soit lorsqu’il nous propose un disque (on attend le prochain avec grande impatience) ou un livre.

En ce printemps 2026, c’est donc du côté de la littérature qu’il nous revient avec un ouvrage de grande qualité (c’est devenu une habitude maintenant tant son dernier ouvrage nous avait déjà envoûté) qui se démarque au passage par une superbe couverture qui invite au voyage.

Avec ce dernier ouvrage, Un été sans fin, l’auteur se lance dans un ouvrage bien différent de ses prédécesseurs puisqu’il s’engage avec brio dans un ouvrage qui mêle le suspense psychologique et le drame sentimental, mettant le lecteur au cœur de l’action.

L’histoire se déroule au cœur d’un été en Grèce autour d’un personnage, Paul Sinner. Quand ce dernier se réveille dans un hôtel sur l’île paradisiaque de Perasma, en Grèce, il ne se souvient de rien. Un accident de voiture l’a rendu amnésique, bouleversant sa vie.

Au fil d’un été qui semble ne jamais finir, il tente de rassembler les fragments de sa vie passée à travers des évènements mystérieux et des rencontres énigmatiques. Il succombe au charme de la jeune et séduisante Lamia, tandis que les bribes de souvenirs et la quête d’un jeune homme, Nathan, viennent troubler son séjour. L’île et ses habitants cachent bien plus de secrets qu’il ne l’imagine. Persuadé qu’il peut abandonner ce qu’il a été pour devenir un autre, Paul Sinner découvre peu à peu que certaines vies ne se réécrivent pas sans conséquences.

Lu d’une traite, le livre de Joseph d’Anvers s’avère être captivant dès les premières pages, de par les paysages grecs qu’il nous décrit, porté par l’écriture toujours aussi belle et fluide qu’on lui connaît. L’auteur s’appuie toujours sur cette écriture cinématographique et musicale qu’il maîtrise parfaitement pour nous tenir en haleine dans cette histoire de reconstruction mémorielle, faite de découvertes et de déceptions, autour de ce personnage qui tente de se reconstruire comme il le peut.

L’intrigue est rondement menée, portée par un mystère qui prend du poids au fil des pages, l’auteur prenant soin de distiller des petits indices au fil des pages pour nous guider ou nous déconcerter. Tout est d’une grande subtilité avec un retournement final inattendu, qui clôture parfaitement le livre.

Une fois encore donc, Joseph d’Anvers réussit à nous épater encore avec ce superbe roman, d’une sensualité folle qui a tout pour être votre roman de l’été.