Vive les comédies sociales à l’anglaise. C’est ce qui ressort de la lecture de cet ouvrage sympathique que nous proposent les éditions La Croisée en ce début avril.

A la manette de ce livre, une ancienne libraire londonienne, découverte il y a deux ans, déjà aux éditions de La Croisée avec son ouvrage Mort d’une libraire. Cet auteure, Alice Slater, vivant à Londres revient donc avec Petits meurtres dans l’après-midi, qui m’a fait passer un bon moment de lecture.

Daniel a disparu ! Parti en voyage à la Nouvelle Orléans, il n'est jamais revenu. Pour élucider le mystère de sa disparition, sa sœur Caroline, à Londres, organise un dîner avec ceux qui le connaissent. Des copains de fac et de son groupe de rock, ainsi que Selina, petite amie de Daniel, amatrice de pratiques occultes, se retrouvent donc pour une soirée qui prend vite un tour inattendu. Au menu : interrogatoires subtils en hors-d’œuvre, confrontations en plat de résistance, agrémentés de cocktails sophistiqués voués à délier les langues. Entre la frénésie de Londres et l'ambiance moite, festive et trouble de La Nouvelle-Orléans, le roman se déroule tambour battant au fil du récit de personnages qui ont tous quelque chose à cacher.

Alors déjà, les amateurs de bouffe et d’alcool vont se régaler car l’ouvrage ne manque pas de détails dans ce domaine. Les autres, par contre, pourrait sombrer dans une indigestion car il faut quand même avouer que cela peut apparaître parfois un peu long dans certains passages du livre.

Evidemment, l’histoire fait le job, elle nous tient en haleine jusqu’au bout avec son intrigue bien construite. C’est plutôt drôle très souvent tout en ayant une réflexion intéressante sur de nombreux faits de société.

L’ouvrage s’appuie sur des personnages bien construits, autour d’une table, d’un dîner qui au départ devait être un lieu de convivialité pour se transformer au fil des pages en un repas tendu qui s’accentue en fonction des faits racontés par les différents personnages. Petit à petit, les masques tombent à mesure que les langues se délient, laissant apparaître des remords, des regrets et des rancœurs. Evidemment les secrets tombent en même temps et une vérité que l’on n’attendait pas arrive.

Alors voilà, cet ouvrage, sans prétention, qui n’invente rien car le huis clos en littérature est très courant fonctionne parfaitement. Il demeure très efficace, entraînant le lecteur dans des moments d’amusements et de suspense qui font que la lecture est très agréable. Tout fonctionne, tout est bien maîtrisé ! Bravo à l’auteure.