Développé par une toute petite équipe de 10 personnes, Alaska Gold Fever pourrait bien réussir à se faire une petite place sur le marché très concurrentiel du jeu vidéo, au milieu des gros mastodontes du moment.
C’est que le "petit" jeu indépendant des Polonais de Baked Games a quand même quelques atouts à faire valoir.
En effet, au milieu de tous ces jeux de simulations qui se ressemblent, le studio tire largement son épingle du jeu en proposant, plutôt qu’un simple jeu de simulation de chercheur d’or, un véritable jeu d’aventure avec une vraie histoire.
Immigré polonais, en 1896, vous arrivez au fin fond de l’Alaska pour prendre possession de la ruine qui fait office d’hôtel laissée en héritage par votre oncle Ben (cela ne s’invente pas). Paumé dans un petit village de chercheurs d’or, vous avez bien l’intention de retaper la bâtisse et en faire commerce dans l’espoir de faire venir toute votre petite famille profiter de la ruée vers l’or.
Pour cela, il faudra vous même payer de votre personne et piocher les rochers des sous-sols gelés de l’Alaska pour espérer faire fortune et payer les réparations de l’hôtel. Vous serez entouré évidemment des villageois qui, à défaut de vous prêter main forte, seront ravis de commercer avec vous moyennant pépites.

Ainsi se succéderont sans ennui des phases d’exploration (vous disposez même d’un traîneau tiré par des chiens mais le piloter n’est pas des plus aisés), de construction (très facile, c’est très agréable), de commerce (avec une brochette de personnages parfois visuellement assez semblables mais tous avec leur personnalité et même parfois une pointe d’humour) tout en réparant votre hôtel.

La manipulation de tous ces éléments est étonnamment simple, le jeu est clairement un jeu tout public sans trop de difficulté, ni dans les phases d’exploration, ni dans les phases de gestion. Visuellement, le premier contact avec le jeu peut s’avérer surprenant car la modélisation n’est pas à la hauteur des canons de beauté d'aujourd'hui à l’heure des moteurs ultra performants (mais aussi dénués de personnalité). Ici, on se retrouve avec des décors plutôt jolis mais qui fleurent bon les consoles des années 2000, et des personnages également à l’ancienne, qui ne cherchent pas le réalisme mais une fois pris dans le jeu, ce n’est pas du tout un problème et il y a même quelques belles images notamment dans les paysages, la lumière, la neige, la texture de l’eau (très réussie) et dans l’action, rien n’est vraiment choquant.

On se retrouve donc face à un jeu facile à prendre en main, qui se joue aussi bien au clavier / souris qu’à la manette et qui est totalement traduit en français - il y a quelques petites bourdes mais c’est un détail. Les développeurs étant très réactifs, le jeu est mis à jour presque quotidiennement et ils ont même pensé à un bouton pour signaler les bugs directement dans le jeu. N’est ce pas merveilleux ?
A une quinzaine d’euros hors promo, Alaska Gold Fever est un bon jeu indépendant avec un très bon rapport qualité prix pour jouer au cowboy, participer à la conquête de l’ouest et profiter du rêve américain ! Très recommandable.
Le replay du let's play de Ezaechiel pour Froggy's Delight
La version du jeu testée est une version PC offerte par l'éditeur via #Keymailer.
