Imaginer une année sans la sortie d’un nouvel ouvrage de R.J. Ellory est tout simplement inconcevable. L’imaginer sortir chez un autre éditeur que Sonatine l’est tout autant ! Alors vous l’avez compris, le mois d’avril vient de débuter et il a formidablement commencé avec un nouvel ouvrage de R.J. Ellory que l’on n’a plus besoin de présenter. Auteur que l’on achète les yeux fermés dont les écrits ne nous déçoivent jamais, il récidive avec Les invisibles, encore une très belle lecture.

L’histoire se déroule en 1975 à Syracuse dans l’État de New-York. Rachel Hoffman, nouvelle recrue de la police locale, est appelée sur sa première scène de crime : une institutrice vient d'être assassinée. À côté du corps, un étrange message tiré de La Divine Comédie de Dante. Peu après, une deuxième victime est découverte. C'est le début d'une série d'homicides à laquelle Rachel va être intimement mêlée, nouant une relation très particulière avec le mystérieux assassin.

Cinq ans plus tard, alors que l'affaire semble close, une nouvelle vague d'assassinats frappe New York, étonnamment similaires aux premiers. Rachel, qui s'apprête à rejoindre l'unité d'analyse comportementale du FBI, ignore encore qu'il lui faudra plus d'une décennie, avec nombre d'autres meurtres à la clé, pour peut-être résoudre cette enquête très personnelle qui, peu à peu, va virer à l'obsession, à la paranoïa, et la mener aux confins de la folie.

J’ai trouvé qu’avec cet ouvrage on était dans le haut du panier des R.J. Ellory. J’aime beaucoup cet auteur et ses livres mais évidemment, il y en a des mieux que d’autres et celui-ci est vraiment une excellente cuvée. On est dans du grand thriller (comme Seul le silence l’était aussi) avec de la tension, des rebondissements fabuleux et une intrigue parfaite, superbement construite. Encore une fois, on reste sans voix devant cette capacité qu’a R.J. Ellory pour imaginer toutes ces histoires avec une capacité de renouvellement incroyable (un livre par an !).

On a entre les mains un bon pavé, plus de 500 pages, que l’on ne voit pas passer, une fois encore, preuve de qualité encore. C’est de nouveau brillant, d’une grande intensité qui fait que le lecteur reste de marbre à la fin de la lecture, convaincu d’avoir eu entre les mains pendant quelques jours un ouvrage qui le marquera, dont il se souviendra.

Le maître R.J. Ellory a donc encore frappé, serial récidiviste ! Et on attend déjà le prochain avec impatience. Il est pénible, vraiment !