Sicile, Arménie, Auvergne, USA, Azerbaïdjan, Espagne, c’est un tour du monde que nous font embrasser Case Scaglione, Iva Bittová et l’Orchestre National d'ïle-de-France. Un tour du monde vu par ces "chansons qu’on tient toujours de quelqu’un" comme disait Bob Dylan.
Chez Berio, c’est un lien très fort qui le lie avec les musiques traditionnelles, nouvelle source d’inspiration, c’est un métissage entre écriture savante et tradition orale, entre l’instrumental très écrit et le vocal plus fidèle à un esprit original populaire.
Le compositeur italien parvient dans ces Folks Songs datant de 1964, à manier l’accompagnement si finement (dans le choix des timbres des instruments, des harmonies, des lignes rythmiques), même avec un substrat contemporain, que l’on finirait presque par se dire qu’il s’agit de l’accompagnement original, ce qui n’est pas du tout le cas. Tout se trouble, sommes-nous dans la musique savante ? Dans la musique populaire? Iva Bittová a la souplesse et l’amplitude vocale nécessaire à la bonne exécution de ces pièces, elle est plus dans l’interprétation que dans la technique vocale pure, important car pour Berio "la voix signifie toujours quelque chose".
L'Alborada del Gracioso et la Rhapsodie espagnole de Ravel sont tout en envolées, le Boléro clair, précis, s’appuie sur de magnifiques musiciens.
Une façon de découvrir le monde en empruntant des chemins différents.
