Enrika pourrait être une troubadour. Elle voyage, elle chante, joue de la guitare. Oui Enrika pourrait être une troubadour. Bon, il faudrait qu'elle chante en langue d'oc si vraiment elle était troubadour mais tu vois l'idée.
Elle est née en Italie, puis elle est venue en France, elle a grandi à Marseille, Paris, Los Angeles et d'autres villes encore. Je ne parle pas que de son enfance, mais de son parcours de musicienne et d'artiste. Elle a composé dans une ruelle, un parc, peut-être pas loin de chez toi, dans ce parc que tu affectionnes tant ou sur ce banc devant lequel tu passes chaque jour. Qui sait ?
Elle se qualifie de nomade en perpétuelle errance et aujourd’hui, elle nous propose son premier album, constitué de 7 titres. Titres qu'elle a écrit seule, dont la musique vient du plus profond de son être et dont les arrangements ont été forgés avec Jean-Pierre Mathieu (Treponem Pal, Naked Apes, Valhere).
7 titres tantôt rock, tantôt doux. Elle l'a appelé Désirs Urgents, pour autant il n'a pas été bâclé, loin de là. Il y a des titres où elle nous murmure à l'oreille comme sur "Je te kill", d'autres où elle est plus frontale, directe comme le titre d'ouverture "En cavale vers nulle part" (je t'ai dit que le voyage lui était chevillé au corps jusque dans sa musique). Elles abordent autant des thèmes intimes que des thèmes plus politiques comme "Résiste à la nuit".
Elle se présente à nous dans une configuration simple : guitares électroacoustiques et électriques, un son brut, revendiqué et parfois dit-elle, "des pulsations industrielles". Son but : frapper sans hurler. On le dit souvent, être direct ne veut pas dire être violent et le message n'en reste pas moins fort.
Sa pop rock poétique m'a touché, m'a embarqué et je trouve presque dommage qu'il n'y ait que 7 titres. Mais parfois la qualité est plus importante que la quantité. Et pour ces Désirs Urgents, je peux dire que la qualité est là, bien présente.
