Pièce de Chloé Duperrin, adaptation et mise en scène de Cécile Parichet avec Sarah Eskenazi, Marine Manec'h, Romane Noulé, Alexi Ridgway, et en alternance Yelu Bao ou Cécile Parichet.
C'est l'histoire de Soley, de ses parents et de leur combat contre la maladie. C'est à travers le témoignage de Chloé, la mère, qu'est racontée cette histoire vraie adaptée du roman autobiographique éponyme : "Tout ce que peut l'amour" de Chloé Duperrin.
Démarrant au début de l'histoire, en octobre 2013 lorsqu'on diagnostique à Soley, âgée de quelques mois, une tumeur cérébrale maligne, la pièce remonte le fil des événements et décrit le parcours difficile du cancer infantile.
Autant le dire tout de suite : "Tout ce que peut l'amour" est une réussite absolue. Très intelligemment mis en scène par Cécile Parichet et défendu avec engagement et solidarité par un groupe épatant, le spectacle évite l'écueil du mélo et du pathos pour offrir un moment bouleversant lumineux et plein de vie.
Les émotions se bousculent dans cette histoire saisissante, racontée par la narratrice déchirante et d'une merveilleuse écoute : Sarah Eskenazi.
A l'intérieur d'un ring qui symbolise le combat de Chloé, également boxeuse, les comédiens évoluent en permanence et incarnent les différents protagonistes de l'histoire.
Il faut noter l'interprétation admirable de tous : Marine Manec'h, Romane Noulé (bouleversante en Chloé), Alexi Ridgway et Cécile Parichet (en alternance avec Yelu Bao) qui content avec douceur et délicatesse, soutenus par la musique touchante de Martial Briclot, cette injustice qui sera transformée en immense cri d'amour.
Au-delà du drame, on retiendra toute la vitalité et la joie qui émanent de cette création de la Compagnie Les Wonderbiches, mettant en exergue tous les petits bonheurs fugaces, qui reste longtemps en mémoire. Bravo !
