Pièce de Andromake Pequatre mise en scène par Jacques Connort avec Andromak Pequatre, Angélique Daélia.
Un visage rond et pétillant, une coupe à la garçonne, accueille les spectateurs. C'est Andromak Pequatre. Elle montre un portrait d'elle, enfant, avec de longs cheveux.
Et c'est parce qu'elle attrape des poux à l'école qu'on lui rase la tête et qu'on lui fait la même coupe que tonton Robert, un look qui ne la quittera plus.
Elle évoque le milieu homosexuel qu'elle découvre au coeur des années 80. Féministe précoce, elle, revendique les mêmes droits que les garçons.
Au cours de ce spectacle étonnant et subtil, elle partage la parole avec Angélique Daélia, formidable, qui est à la fois son double et les autres personnages.
Elles rendent toutes deux captivant ce parcours de vie marqué d'un combat constant contre le patriarcat. Et le déploient tout du long avec légèreté, finesse et sagacité.
Avec en fil rouge la chanson de Marie-Paule Belle "Parisienne", chantée a'cappella, Andromak raconte ses anecdotes de tatoueuse, sa découverte de New-York, la P.M.A dans laquelle elle se lance avec sa femme. Avec une décontraction et une simplicité innées, elle attire immédiatement la sympathie.
Dans "Moche comme un pou", mis en scène avec vivacité et intelligence par Jacques Connort, Andromak assène des vérités bien vues sur la parentalité, les relations hommes-femmes... Et réussit un magnifique éloge de la différence !
