Comment mieux fêter l'arrivée du printemps que de sortir un album de punk-rock et d'en faire la release party le même jour dans sa ville, j'ai nommé Saint-Étienne ?
C'est donc d'un groupe stéphanois dont je vais te parler. Je pourrais te raconter une longue histoire concernant Vanilla Blue, mais je préfère me concentrer sur l’essentiel : qu'est-ce que c'est bon !
Le groupe sort là son troisième album. Avant, il y a eu Dark Cities puis Sweat Heart. Juillet 2025, les cinq musiciens : Franck, Dan, Olivier, Max et Junior se retrouvent pendant 10 jours au studio Pendragon avec Spi, pour les ignares, c'est le chanteur d'OTH et maintenant des Naufragés, qui va enregistré et mixé le nouvel album.
Le groupe y évoque des sujets comme les échanges avec le public, la danse, l'urgence d'aimer sans détour, les mots jamais dits aux parents disparus (sic) et bien d'autres thèmes. Et surtout ils le disent eux-mêmes : "Vanilla Blue n'a plus l'age des slogans, ils avancent sans revendication ni posture". Ils reviennent peut-être à la première nuit mais n'en sont pas de pales copies qui feraient peine à voir. Non, ils restent fièrement debout et balancent encore des watts avec passion et fougue !
Ils n'en proposent pas moins un disque fait maison, à l'ancienne, artisanal et pour autant travaillé, bien produit. Plus "calme", moins punk ? Ils le revendiquent plus hard pop. Mais il n'empêche qu'artisanal ou pas, DIY ou pas, ils proposent un joli vinyle, coloré avec un très beau clin d’œil à Spi mais pour en savoir plus, il va falloir aller sur leur Bandcamp.
L'ensemble demeure terriblement rock, efficace, puissant sans être vociférant, avec de bonnes mélodies, des rythmiques solides.
Sur scène, c'est une belle brochette de potes qui s'amusent en proposant du rock'n'roll.
Je dirais pour finir, ce qu'ils clament haut et fort (et sur tee-shirt) : "Everything I learned from being nice, I learned from punk rock" (je te laisse traduire).
