"I am the boy from your good dreams
I am a boy in your good dreams
I’m not the way i used to be
I dream of people i have not seen bleed
So sweat yourself"
Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas enthousiasmés, un peu démesurément peut-être, pour un nouveau groupe de pop. Sur la foi d’une chanson : "Sweat". Une pépite qui nous rappelait combien nous pouvions aimer The Strokes. Mélodie imparable, sens de l’écriture et la voix du chanteur Ethan Ramon qui rappelle à bien des égards celle de Julian Casablancas. Nous n’étions pas les seuls à aimer cette chanson, elle a fait craquer également Geoff Travis et Jeannette Lee, cofondateurs de Rough Trade qui ont rapidement signé le groupe. Les singles suivants : "Death in the Family", "For the First Time" (une reprise de Mac DeMarco) et "I'm Your Friend" enfonçant clairement le clou.
Une appréhension subsistait, le groupe allait-il confirmer tout le bien que l’on pensait de lui sur la longueur d’un disque ou n’être qu’un fac-similé de The Strokes, sympa mais sans plus ? Les doutes ne résisteront pas longtemps. Ethan Ramon (chant), Sam Yuh (claviers), Austin Parker Jones (guitare électrique), Seth Smades (guitare acoustique), Devin Russ (batterie), et Cole Bobbitt (basse) font preuve d’une maîtrise assez impressionnante pour un premier disque, une authenticité, une honnêteté (enfin, nous voudrions y croire).
On pense toujours assez souvent aux Strokes, à Weezer aussi, un peu à Ben Kweller. Mais The Sophs, ce n’est pas seulement une belle copie, c’est une écriture, un son, une identité déjà bien affirmée (et on sent que cette identité ne demande qu’à s’affirmer encore plus !). Le groupe se joue, tout en gardant une grande cohérence, des chemins balisés, cultive l’imprévisibilité bien calculée. Et surtout il enfile les tubes avec une facilité totalement déconcertante !
Pas grand chose à jeter dans ce disque, pour une première une totale réussite !
