On peut se poser la question de la volonté d’enregistrer encore et encore (le jouer en concert est un peu différent) un monument de la musique. Ici, le concerto pour violoncelle de Dvorak. Que dire qui n’a déjà été dit de manière si belle, si profonde, si superbement par Pierre Fournier, Jacqueline Du Pré, Truls Mørk ou encore Leonard Rose ?

Raphaël Jouan paraît avoir choisi la simplicité et la fluidité, mais manque parfois d’une réelle incarnation. Il joue sur magnifique Goffriller (Venise 1700-1710) mais semble avoir parfois du mal à le maîtriser pleinement (quelques problèmes de justesse).

Si sa version manque un peu de sel, elle est largement rattrapée par un Orchestre National de Metz Grand Est en pleine ascension, brillant, moelleux quand il le faut, avec une belle phalange de bois et de cuivres.

Le Rondo en Sol mineur et Waldesruhe qui complètent ce disque ne changeront pas cet avis pour le moins mitigé…