C'est via un mail de David, notre rédac-chef, à David, le chroniqueur de tintouin et moi (un autre chroniqueur de tintouin) que j'ai découvert Motueka, qui est également le nom d'une brasserie de Haute-Loire et d'une ville de Nouvelle-Zélande et d'un fleuve, proche de ladite ville mais je m'égare comme souvent.
Le Motueka dont je vais te parler est un groupe de rock italo-belge, formé en 2016 par Paolo Orlandi, chant et guitare (Noisy Decade) et Thomas Stevenart à la batterie et au chant (Kontre²) et après plusieurs changements, on retrouve aujourd'hui Olivier Focant au chant et à la guitare et David Elwood à la basse et au chant. Oui, je sais, ça fait beaucoup de David dans ce début de chronique.
Ils ont sorti un EP en 2018, puis 94 (c'est son titre) en 2018, Contami Nation en 2021 et reviennent en 2025 avec Pareidolia. Savais-tu qu'une pareidolie est un type d'illusion qui fait qu'un stimulus vague ou ambigu est perçu comme clair et distinct par un individu ? En gros, une tendance instinctive à trouver des formes familières dans des images désordonnées (des nuages par exemple, tu sais quand tu crois voir un ours ou un Pokemon ou je ne sais quoi).
Je n'ai rien entendu de vague dans ces 7 titres, et je suis même sûr de ce que j'ai entendu : d'excellentes compositions d'un noise-rock de très bonne facture. C'est aussi post-rock, grunge aussi parfois avec des guitares saturées juste comme il faut comme sur "One Trillion Cells" avec un petit passage en italien alors que les titres sont en anglais, mais aussi en italien comme "I Guardiani Dei Tempio". Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, parce que je ne parle absolument pas du tout cette langue mais j'adore l'entendre.
Si tu aimes Sonic Youth, Deftones ou Mogwai, tu vas y trouver ton compte. Si tu aimes le rock qui plane mais qui sait aussi monter en intensité et en tempo, sois le bienvenu dans le monde merveilleux de Motueka.
Comme quoi, dans la vie, faire preuve de curiosité culturelle est la meilleure qualité et je remercie chaque jour la chance que j'ai de pouvoir découvrir et écouter ces artistes talentueux.
Je te mets le clip de "Chained Monkey" qui ouvre l'album et tu constateras les talents vocaux de Paolo, qui est également à la réalisation du clip avec Guglielmo Buzzelli.
Tu sais ce qu'il te reste à faire !
