Des formes géométriques, des petits mondes organiques en mouvement, des lignes qui se mêlent et se démêlent, des timbres qui éclatent, voilà comment on pourrait résumer, rapidement, le nouveau disque du Dadèf Quartet. Une histoire un peu de jazz, de musiques improvisées, traditionnelles (orientales et d'Asie Mineure) et de transversalité.

Des jeux de dialogues, des questions réponses entre Raphaël Sibertin-Blanc (violon, kemence classique), Simon Charrier (clarinette), Guillaume Gendre (contrebasse) et Carsten Wienmann (batterie).

"Une musique en résonance avec notre monde, fragile mais puissant et bien réel, tel un éphémère, insecte ailé vivant un seul jour et pourtant présent depuis 300 millions d’années". 

Les morceaux tiennent beaucoup sur des motifs répétés, des agrégats de notes et de rythmes, de mélodies qui semblent parfois venir d’ailleurs (le kemence classique, instrument traditionnel turc donnant des couleurs aux reflets orientaux). Il ne reste plus qu’à se laisser porter…