Incendier nos tristesses, les piétiner même, à grands coups de phrases rythmiques et mélodiques. Petite Lucette, ce n’est pas La Bande à Basile, c’est bien mieux que cela : c’est un tourbillon, c’est une liberté, c’est un assemblage de couleurs.

C’est Clémentine Ristord (saxophones), Manon Saillard (vibraphone), Sylvain Fouché (claviers, sampleur), Pierre-Antoine Despatures (contrebasse) et Mathieu Imbert (batterie).

Ensemble, dans un grand geste collectif, ils dialoguent, font des cabrioles avec les étiquettes (jazz, musiques à danser…), les formes, les harmonies, l’écriture et l’improvisation, les timbres (grâce à un choix organologique), mais jamais la narration.

Geste musical, poétique et foncièrement politique : "Et si on dit révolution, il faudra dire douceur" où Clémentine Ristord récite un texte de Virginie Despentes contre le patriarcat, la violence de notre monde…

"Il faut que cela vibre et que cela valdingue", mission totalement réussie.