Texte de Fiodor Dostoïevski, mis en scène et interprété par Christophe Laparra.
A Pétersbourg, un homme de quarante ans, ancien fonctionnaire, malade, vit désormais dans le sous-sol dont il ne sort plus et, dans le désoeuvrement le plus total, ne cesse de soliloquer.
Misanthrope et acariâtre, il laisse jaillir par saccades en un monologue chaotique toutes les réflexions sorties des circonvolutions de sa cervelle rongée par la solitude.Tantôt exalté, tantôt chuchotant, il raconte l'abjection du monde et de sa propre existence.
Le texte, d'apparence décousu, finit par faire sens et, métaphore après métaphore, dessine le portrait d'un homme fascinant à travers une logorrhée qui révèle peu à peu sa grande souffrance.
Adaptés et mis en scène par Christophe Laparra, "Les Carnets du sous-sol" de Dostoïevski d'après son roman éponyme publié en 1864 (dans la traduction brillante d'André Marcowicz) sont les confessions impudiques d'un homme tourmenté et cynique, en lutte avec ses propres démons.
Tenue du début à la fin, l'interprétation de Christophe Laparra ne souffre d'aucun défaut et devient un captivant témoignage sur la complexité de l'âme humaine.
Une sacrée performance dont on sort abasourdi.
