J'attendais cette soirée avec impatience, mais j'étais loin de me douter à quel point elle allait être inoubliable, particulière pour moi.
Tout d'abord, revenons quelques heures en arrière, alors que je suis couché depuis quelques heures sur la table, entre les mains expertes et talentueuses de Charlène, qui est en train de terminer de me tatouer le mollet.
Je suis bien, je suis détendu heureux, parce que le résultat, une fois de plus, dépasse mes attentes et parce que je dois aller voir Last Train en concert et que depuis 10 ans que je connais le groupe, je vais enfin pouvoir réaliser ce vœux.
C'est devant le Fil que je retrouve un collègue de travail, avec qui nous discutons un bon moment. Il connait Last Train depuis peu mais il est enthousiaste. Il a raison.
Une fois rentré, je tombe sur Eliz, musicienne que j'ai eu le plaisir d'interviewer et qui est comme nous tous, dans l'attente de cette soirée qui s'annonce formidable. Je rencontre aussi un des membres de Salut l'Orage, autre groupe de rock stéphanois dont j'ai eu plusieurs fois l'occasion de te parler (et je vais te reparler prochainement, crois-moi).
Arrive l'heure, parce que l'équipe du Fil, parmi toutes les qualités dont elle fait preuve, en a une que j'apprécie particulièrement : la ponctualité. 20h30, ce mercredi 25 février 2026 et je prends ma première claque : Demob Happy. Un déferlement de rock comme je l'aime, le trio nous balance les titres les uns après les autres et je suis conquis. Le public, en nombre, semble être plus au fait que moi et connais le groupe qui a sorti le 13 février son quatrième album : The Grown-Ups are talking.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le chanteur bassiste a une personnalité qui attire le regard et un chant impeccable. Le set est trop court à mon goût tellement il est intense et puissant. Tu imagines que ne reculant devant aucun sacrifice, je suis allé après le concert échanger avec eux sur le stand de merch (et oui, je le confesse j'ai acheté deux disques, mais bon ça va, hein). Certes, je ne parle anglais que sous la contrainte et eux difficilement français, mais le message est clair : wahou quelle claque ! Merci ! A très bientôt, je l'espère !
Et c'est là que se produit l’événement : je tombe sur Vivien ! Un grand gaillard de 2 mètres et que j'ai emmené avec moi faire le tour du monde (enfin de la région) avec Mathieu, son acolyte, alors qu'ils étaient mineurs : Lofofora, Enhancer, The Muckcrakers, Soulfly, je m'arrête là mais crois-moi, la liste est dix fois plus longue. Il est toujours là, bien présent aux concerts et toujours en pleine forme. Après avoir échangé avec lui et ses potes, nous filons dans la salle principale.
Et là, je prends la deuxième énorme claque de la soirée. The Last Train monte sur scène et retourne la salle magistralement. La puissance des titres déjà bien présente sur les albums n'est rien en comparaison de ce que le groupe offre sur scène. Une scénographie somptueuse, un son impeccable et des musiciens talentueux, qui aiment ce qu'ils font, qui aiment le partager avec le public et surtout heureux d'être là, ensemble.
J'attendais un titre et je n'ai pas été déçu, mais le reste est tellement énorme ! Le chanteur harangue la foule, se laisse tomber et porter par elle. On sent l'émotion sur chaque titre, la connivence des quatre musiciens qui se connaissent depuis toujours et surtout, on sent la sincérité. Parce qu'ils ne font pas semblant et ça c'est plus important que tout. J'ai bien lu sur leurs lèvres ce qu'ils se disent alors qu'ils s'enlacent à la fin du concert, j'ai lu sur les lèvres de Jean-Noël (le chanteur) quand il dit merci beaucoup, hors micro. Micro dont il peut aisément se passer tant il est puissant vocalement.
C'est comme ça que s'est achevée cette soirée, après un rappel épique. Je rentre chez moi heureux, même si c'est toujours trop court ces moments de grâce musicaux. Je n'ai pratiquement pas fait de photos, je tenais à savourer pleinement cette soirée et je constate que je n'ai pas été le seul.
Ah et j'ai appris le lendemain que j'avais raté Emma de 111, elle aussi au concert ce soir là. Mais nous étions, toutes et tous, unis par la pensée grâce à Demob Happy et Last Train, qui peut se vanter d'être le premier de rock à avoir fait naître quelques larmes chez moi et beaucoup de frissons !

Crédits photos : Cyco Lys
