"I see the blood drip from my blade, lights demise, I am the dark lord, pick up the sword, reclaim my throne".
A la base un documentaire : Until The Light Takes Us et sa représentation du black metal norvégien. La vision de ce documentaire va bouleverser la vie de Phantom Slaughter. La découverte également de Bathory, Celtic Frost et Venom sera une révélation pour lui qui habite à l’autre bout du monde (Miami).
La musique de Phantom Slaughter connaîtra plusieurs mues, jusqu’à l’arrivée de Wroth Septentrion (aka Philippe Tougas, musicien de Chthe'ilist, Serocs, Atramentus ou First Fragment) qui va apporter de la profondeur, de nouveaux horizons. Ensemble, Worm va se transformer et après avoir évolué dans une sorte de death-doom, va jouer du necromantic black doom. En gros du black metal symphonique, avec toute la panoplie qui peut aller avec (visages maquillés, esthétique gothique, donjons et dragons…). Et puis du lyrisme, un côté épique, des soli de guitares ravageurs (avec un petit côté Yngwie Malmsteen), des influences symphoniques, de musiques de films d'horreur, d’heavy metal.
Parce que derrière tout le décorum (et pour le coup Worm y va à fond), ce qui ressort d’abord de Necropalace, c’est une totale maîtrise du sujet, une réelle force mélodique, une virtuosité qui permet ce genre de soli (déluge de notes certes mais toujours au service de la narration musicale), un travail sur la production (réalisée par Arthur Rizk), blasts, les atmosphères et le timbre des instruments (ces sons de claviers…), sur les carrures et l’architecture des morceaux (superposition mélodique comme sur "Witchmoon : The Infernal Masquerade" avec rien de moins que Monsieur Marty Friedman (ex Megadeth)) et les arrangements.
Ce Necropalace est un royaume des ténèbres où se mélangent malédictions, vampires, cauchemars, chagrin éternel, c’est kitsch comme le train fantôme mais musicalement, c’est une belle réussite dans le genre.
