Spectacle écrit par Ana-Maria Bamberger, mis en scène de Jean-Philippe Azéma, adaptation française Stéphane Laporte avec Marie-Hélène Lentini, Jean-Philippe Azéma, François Legrand, François Nambot.
Attablé à la terrasse d'un café, Anton, auteur dramatique en mal d'inspiration, rencontre par hasard une vieille connaissance : Serge, un metteur en scène et comédien qui est amoureux d'une comédienne célèbre, Mathilde, et veut qu'Anton lui écrive une pièce.
Mais Anton a quitté le théâtre pour le roman et ne compte pas y revenir. Il accepte finalement que Serge monte "Fin d'automne", une pièce dramatique qu'il a écrite il y a plusieurs années et qui raconte la retraite d'une tragédienne atteinte d'une grave maladie dans une maison au bord de la mer.
Seulement Mathilde, ne voit pas la pièce de cette façon et souhaite que Serge la modifie. Elle entraîne également dans cette aventure son beau-fils, Bobi, jeune comédien qui se prend pour un artiste polyvalent et squatte l'appartement que lui a laissé son ex-mari.
A partir de ce point de départ, Ana-Maria Bamberger a puisé dans son expérience d'autrice pour trousser une pièce légère que la mise en scène de Jean-Philippe Azéma, qui a eu la bonne idée de mêler au décor des illustrations des personnages dans le plus pur style B.D, restitue avec une jolie fantaisie.
C'est Marie-Hélène Lentini, impériale, qui mène la danse par son énergie et son métier. Elle parvient à relancer le rythme quand c'est nécessaire et à temporiser quand il le faut. Du grand art.
A ses côtés, les comédiens sont tous convaincants. De François Legrand, fameux en auteur gauche et décalé à Jean-Philippe Azéma et François Nambot, parfaits en comédiens aussi cabots l'un que l'autre.
Même si la pièce n'a pas la folie de "Carpe Diem", "Notre cher auteur" possède une joie et une énergie évidentes, pour une sympathique comédie qu'on suit agréablement.
