Rien de plus adapté que de parler d'un album qui s'intitule J'aime, alors qu'hier c'était la Saint-Valentin (tu en déduiras lecteur du futur que cette chronique est sortie le 15 février).

J'ai attendu depuis le 31 octobre 2025 pour sortir cette chronique à la bonne date. Pardon ? Ce n'est pas crédible ? Bon, je le confesse, j'ai pris du retard mais peu importe, ne parasitons pas cette chronique de propos inutiles. Parlons "peu" mais parlons bien.

Fil, alias avant le Fil de La Tordue, trio phare de la chanson dite néo-réaliste (oui, moi les étiquettes, hein tout ça, tout ça). Il est aussi et surtout guitariste. En 2003, le trio se sépare et Eric Philippon de son vrai nom fait de la musique avec Loïc Antoine par exemple.

Puis l'idée de faire de la scène doit certainement se faire ressentir. Fil compose, écrit et nous propose son premier album intitulé sobrement J'aime. Il nous livre des petits morceaux de vie, ce qu'il aime justement, marcher sur la terre par exemple. Il nous raconte sa grand-mère dans le très émouvant mais pas triste "Mémé".

Il chante en français, ça, pas besoin de le préciser, et nous propose je cite : des chansons sculptées par des guitares électriques, méditatives, mutines qui s'aventurent dans de larges et limpides étendues mentales.

Le résultat est magnifique et même moi, grand amateur de tintouin, je me suis laissé entraîner. A noter les titres instrumentaux comme "Le Passage" ou "Horizon" ou "Rêve Orange", qui nous confirme dans ce que la musique seule peut tout autant nous émouvoir et son talent de musicien bien sûr.

Et le livret ! Parlons du magnifique livret, en papier épais, orné des tampons de Fanie Mottier et le dessin de la couverture réalisé par Olympe Philippon et qui a inspiré (ou qui est inspiré) des portraits de l'artiste que l'on retrouve à l'intérieur, réalisés par Laurent Guizard.

Pour conclure, je dirais que j'aime les messages délivrés par les titres "Dormir Bancal" ou "Les Inconnus". Un album idéal à écouter à deux, lover l'un contre l'autre, ou en famille, unis ensemble...

Et oui, il faut rester unis, aujourd'hui encore plus qu'hier et toi, tu sais ce qu'il te reste à faire.