Spectacle écrit et mis en scène par Maurine Dubus et Laurela Delle Side avec Maurine Dubus et Laurela Delle Side.
Rien ne retient Callie et Mia. L'une est comédienne, mais les castings ne se bousculent pas, et l'autre est prête à suivre son amie au bout du monde. En tout cas, aux Etats-Unis. Sans carte verte et en passant par le Canada à bord d'une voiture. Après, ce sera l'aventure. Peut-être Hollywood, peut-être autre chose, elles verront bien. Elles sont décidées à partir à l'aventure et même la petite scène où elles jouent aux Thelma et Louise sera suffisante pour se muer en grands espaces.
C'est avec beaucoup d'allant qu'elles entraînent un public vite conquis par leur force de conviction. En une heure, au volant de leur simili véhicule, elles déploieront des trésors d'astuce pour multiplier les péripéties. Aucun temps mort et des ellipses comme au cinéma. Leur bonne humeur est communicative et, quand les embûches surviennent, le spectateur ne se fait pas trop de mouron : elles s'en sortiront toujours. Jamais sans forcer le trait car les deux interprètes, qui se mettent aussi en scène, se racontent. Tout est "inspiré d'une histoire vraie". La leur et elles n'en rajoutent sans doute que ce qui est nécessaire pour tenir en haleine.
Pas la peine de dévoiler ce qui se passe souvent derrière la toile en fond de scène. Simplement, pas d'inquiétude : ici road-movie ne signifie pas tragédie. Le terminus sera un happy end. Ouf !
"On s'arrête là ?" ne cherche pas à révolutionner l'art théâtral. Mais sous des dehors modestes, Laurela Delle Side et Maurine Dubus traitent parfaitement le sujet qu'elles ont choisi et rendent une copie prometteuse. Elles savent captiver une salle, faire preuve d'un bel abattage et cela sans effets tapageurs et sans aucune vulgarité. Un spectacle qui peut être apprécié par les jeunes et les moins jeunes, ceux qui cherchent à se distraire comme ceux qui aiment voir des talents nouveaux.
Il faut que les deux jeunes comédiennes-autrices ne répondent pas affirmativement à la question que pose leur titre : non, elles ne doivent pas s'arrêter là !
