Pièce de Francis Veber mis en scène par Chrystel Rochas avec Arnaud Chabert, Aurélien Portehaut, Thomas Bettencourt, Gary Marti en alternance avec Camil Misery, Luc Chambon, Roman Bernard Sauvan et Anthony Seraphin.

Le dîner de cons, avec La cage aux folles, est sans doute une des pièces de théâtre contemporaines les plus connues. Le point commun de ces deux pièces étant d'avoir été des succès cinématographiques puis télévisuels incroyables.

Revenons rapidement sur le pitch de cette pièce de Jacques Veber : un homme invite à un dîner avec ses amis une personne qu'il considère comme un con pour l'écouter parler de ses passions (des maquettes en allumettes) et s'en moquer.

Malheureusement, le bougre se retrouve confronté à une cascade d'événements donnant à la soirée un tournant innatendu aux multiples rebondissements comiques.

Cette pièce bien huilée, jouée et rejouée, est toujours un plaisir à voir tant les comédiens paient de leur personnes pour garder la dynamique de la mise en scène.

Mise en scène signée ici de Chrystel Rochas qui réussit brillamment l'exercice pour donner toute l'énergie nécessaire à emmener le spectateur dans le récit sur une scène toute petite sur laquelle rentre étonnamment tout le salon de Pierre Brochant tout en laissant la place aux acteurs pour s'exprimer.

Et les acteurs qui ont la lourde tâche de passer après le duo Lhermitte / Villeret s'en sortent for bien. Dans le rôle de Pierre Brochant, Arnaud Chabert est impeccable, tandis que François Pignon est incarné par Aurélien Portehaut qui a le très bon goût de ne pas jouer sur le tableau où on pourrait l'attendre c'est-à-dire le Gauvain de Kaamelott. Au contraire, son jeu est finalement assez proche de celui de Villeret, ce qui est à la fois casse-gueule et réussi. Il déborde d'énergie et nous offre quelques numéros d'équilibriste plutôt réussis comme la scène du fil du téléphone (on pense à Pierre Richard) ou encore l'énergie avec laquelle il entre et sort de scène.

Thomas Bettencourt est un Juste Leblanc qui joue le rôle parfait de liant dans toute cette agitation tandis que Gary Marti campe un Cheval, contrôleur des impôts, truculent.

Une pièce pas facile à monter donc, tant les spectateurs arrivent avec les références du film en tête, mais qui réussit son coup. La preuve : le public repart avec un grand sourire.

Une belle réalisation dans un joli petit théâtre lyonnais très accueillant.