Quand on a dans son "écurie" deux quatuors aussi intéressants que le Quatuor Ebène basé à Paris ou le Belcea à Londres, cette idée de les rassembler dans ce répertoire (l’Octuor de Mendelssohn et celui d’Enescu) sonne comme une évidence. Et une belle réussite.
Tout ici sera dans une énergie (une force presque), un engagement, l’envie d’aller à l’essentiel, une grande expressivité, le premier mouvement de l’Octuor de Mendelssohn donnant immédiatement le ton général, mais le quatrième (presque motorique), la largeur, la profondeur de champ des quatre mouvements chez Enescu ne sont pas en reste, loin de là.
Bien que les quatuors se partagent le lead : Pierre Colombet, premier violon du Quatuor Ébène, dans Mendelssohn, Corinna Belcea chez Enescu l’ensemble garde une grande cohérence (une petite préférence peut être pour la conduite par Pierre Colombet…).
Naturellement il y a des couleurs, des attaques un peu différentes mais on retrouve une très belle cohésion, les deux ensembles, qui se connaissent bien, n’en font qu’un (une somme d’individualités au service d’un tout).
Superbe.
