Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas passé une soirée aussi folle. Oui, au Fil, salle de musique actuelle à Saint-Etienne, s'est produit une déflagration d'une telle intensité. La veille, j'avais clos une étape de ma vie professionnelle, qui annonce du bon à venir certes, mais j'ai laissé derrière moi des ami(e)s et j'avais besoin de rock'n'roll.
Ce soir, c'est Kicking fest à Sainté. Kicking Music, c'est le point commun des groupes de ce soir : leur label qui fête ses 20 ans !
Tout commence avec Not Scientists, groupe de punk rock du sud de la France. Une intro qu'auraient adoré mes amis geek avec un florilège de générique de jeux vidéos. Une énergie folle, des tempo assez déments et une présence sur scène incroyable. Le guitariste dégage une telle présence qu'il pourrait en éclipser les autres membres.
Mais voilà, eux aussi en ont à revendre de la présence. Le chanteur qui balance les titres les uns après les autres, le bassiste et le batteur qui tiennent la baraque de manière impérieuse. Je ne connaissais que sur album grâce à mon compère David Ddx mais sur scène : whahou !
Deux points négatifs : trop court et un public un peu statique, mais il faut dire qu'ils ont commencé à l'heure et bien fort, les gens se sont retrouvés surpris, pris dans les rayons des phares de ce rock comme des lapins dans les phares d'une moissonneuse batteuse. Très belle découverte et un chanteur adorable sur le stand de merch.

Arrivent ensuite ceux que j'attendais de pied ferme. Débarqués de leur Québec deux jours avant et qui avaient déjà joué à Paris la veille : les Vulgaires Machins. Ils commencent en douceur avec "Terminé le fun", titre qui me transporte, et après c'est là aussi un déferlement de titres terriblement efficaces et d'une telle puissance. Paroles pas toujours fun, justement, mais le monde ne l'est plus vraiemnt, fun, sauf peut-être ce soir. Autant en profiter.
D'ailleurs, Guillaume Beauregard sait se mettre le public dans la poche en gueulant d'emblée : Allez les verts. Puis quelques petites blagues sur les Français et sur leur anti capitalisme en nous conseillant d'aller dépenser quelques argent sur le "kiosque de marchandises". Tu me connais, je ne recule devant aucun sacrifice pour te plaire mon petit lecteur.
La nouvelle recrue aux claviers apporte une vraie valeur ajoutée (oui, ça fait plus économiste que chroniqueur mais bon, il est 9h28, je me suis couché à 1h35 et levé à 7h44 alors ne m'en demande pas trop).

Après ces deux claques magistrales, le public semble enfin chaud comme une banquette en skaï en plein soleil. Celui de Montpellier par exemple, ramené dans leur van par Les Sheriff. Et là, c'est le chaos, l'apocalypse, le Dies irae. Bref c'est un pogo magistral, interminable qui m'a happé dès le départ.
Les Sheriff nous assènent leurs titres phares, sans aucun répit. Le public est composé majoritairement de "vieux" grognards comme moi, venus reprendre là où ils s'étaient arrêtés il n'y a pas si longtemps.
Deux rappels, des gamins en furie sur scène, mis en avant par Olivier dès le début. Pas le temps de niaiser pour les 5 fous furieux, qui n'ont pas perdu une once d'énergie depuis tout ce temps.
Voilà, c'est comme ça que s'est achevée cette soirée, mémorable qui, ce matin, me colle encore un immense sourire sur le visage. J'ai mal partout, j'ai mis du rock dans mes oreilles (qui sifflent pourtant) pour que la redescente ne soit pas trop brutale.
Tu sais ce qu'il te reste à faire : aller à des concerts d'artistes que tu aimes, acheter leurs albums et merch pour que vive la culture !
Bisous, parce que crois-moi, c'est important les bisous.

Crédits photos : Cyco Lys
