Toujours le même plaisir que celui de retrouver les éditions La Croisée et leurs publications soignées et bien choisies qui me permettent de découvrir des nouvelles auteures.

En cette rentrée 2026, c’est vers l’anglaise Julia Armfield, romancière londonienne que je me suis penché, pour son nouvel ouvrage, Nos femmes sous la mer.

Après une mission en haute mer dans un sous-marin, Leah, biologiste, retrouve enfin sa maison et son épouse Miri. Mais la mission était périlleuse, et Leah, petit à petit, adopte un comportement de plus en plus étrange, qui inquiète Miri. Que s'est-il passé sous l'eau ? Que vont devenir Leah et Miri sur terre ?

Le livre débute sur un retour : celui de Leah, biologiste marine, après une mission prolongée dans un sous-marin. Elle rentre vivante, mais profondément changée. Face à elle, Miri, son épouse, tente de reprendre sa vie avec la femme qu'elle aime, mais doit se rendre à l’évidence d’une réalité perturbante : quelque chose est resté là-bas, sous l'eau, ou quelque chose en est revenu de différent que l’on va voir s’installer entre elles au fil des pages, installant un malaise durable.

L’ouvrage est construit sur une double temporalité puisqu’il alterne le présent de Miri et le passé de Leah dans le sous-marin. Cela permet au lecteur d’appréhender les difficultés d’un confinement et ses conséquences sur la vie d’un couple, avec en toile de fond l’océan qui est aussi au cœur de l’ouvrage.

C’est au final, un très beau roman, superbement écrit, qui traite évidemment de l’amour, de l’autre et de la transformation d’un être suite à un confinement. Il se lit rapidement, avec cette double narration fluide et le chevauchement des récits. La lecture devient rapidement envoûtante, traitant de nombreux sujets avec une grande sensibilité qui ne peut qu’émouvoir le lecteur.