Cela faisait maintenant un petit moment que je n’avais pas mis le nez dans un ouvrage d’histoire ! Et c’est donc de nouveau grâce aux éditions Passés Composés que je suis retombé dedans !
Et c’est autour d’un ouvrage sur l’Antiquité grecque, sur l’histoire de Sparte que je me suis penché, pressé de me plonger dans la lecture d’un ouvrage écrit par le grand spécialiste de cette cité antique.
Alors qu’Athènes semblait prôner la démocratie, l’individualisme et l’impérialisme, Sparte, sa grande rivale, incarnait le militarisme, l’isolationnisme et la répression brutale. La puissante cité lacédémonienne était pourtant terre de contrastes. Si leurs impitoyables rituels de guerre ont fait des Spartiates la force de combat ultime, incarnée par la bataille du Thermopyles et leur victoire lors de la guerre du Péloponnèse, il n’en reste pas moins que leur culture religieuse était aussi complexe que raffinée. Tandis que les hilotes, des Grecs, étaient réduits en esclavage, les femmes spartiates, dont Hélène de Troie est la mythique incarnation, étaient néanmoins éduquées, et libres de danser. Royauté au temps des cités, Sparte était, enfin, dotée d’un système politique d’une rare originalité.
C’est ce qu’explique Paul Cartledge à travers l’histoire du peuple spartiate de 480 à 360 avant J.-C., depuis son ascension au statut de grande puissance du monde grec à sa chute. Entrecoupé de biographies des plus exceptionnelles personnalités spartiates et fondé sur trente ans de recherche, l’ouvrage de Paul Cartledge est bien la somme incontournable, et mondialement reconnue, sur l’une des cités les plus fascinantes de l’histoire antique.
L’ouvrage s’appuie sur trois parties qui prennent la suite d’une brillante introduction et d’un avant-propos nous expliquant qui étaient les anciens spartiates et pourquoi nous devons nous intéresser à eux. L’ouvrage est constitué de nombreuses cartes qui éclairent les propos de l’auteur. La première partie plante le décor et le contexte de l’expression "Sparte lycurguienne" pour étendre ensuite l’analyse à l’ensemble du monde grec, traitant de la ligue du Péloponnèse autour de 500 avant JC puis enfin des guerres médiques.
La deuxième partie est consacrée au mythe spartiate autour de la période 478-432, elle traite des femmes et de la religion, de la guerre athénienne aussi avec la guerre du Péloponnèse. La troisième et dernière partie porte sur la période après la victoire contre Athènes, sur l’empire spartiate puis sur sa chute et son déclin pour ensuite obtenir une renaissance puis une réinvention après 331 avant JC.
Alors voilà, après nous avoir enchantés avec son ouvrage sur la démocratie à Athènes, l’auteur britannique continue de nous émerveiller avec ce formidable ouvrage consacré à Sparte.
