Ciocârlia, c'est l'alouette en roumain, et c’est vrai qu’il y a quelque chose de cet oiseau chez la pianiste roumaine, dans son engagement face au piano, dans la façon de faire virevolter les doigts, de faire chanter les rythmes et les mélodies (si beau chez Schumann (magnifique Intégrale de l’œuvre pour piano seul du compositeur) ou Debussy).

Et c’est bien la Roumanie et ses différentes régions qui est au cœur de son nouveau disque, avec des pièces de George Enescu (Pièces impromptues pour piano, op. 18, Suite n°3 (n°2 et 7), Rhapsodie roumaine n°1 en La majeur, la Pavane de la suite n°2), Dinu Lipatti (Nocturne pour piano en La mineur), Béla Bartók (Chants de Noël roumains, Danses roumaines op 8), Paul Constantinescu (Suite Trois pièces), Violeta Dinescu (Échos de carillon) et deux morceaux traditionnels (Ciocârlia (arrangement pour piano de Frédéric Harranger) et Gentille Alouette).

Si l’on peut parler d’un esprit roumain, alors il est bien présent dans ce disque, dans ces rythmiques, dans ces élans mélodiques, dans cette poésie.

Un beau voyage, tout en piano et en danses, en sourires, en nostalgie.