Si on imagine que les morceaux de Paranormal Musicality (Warner Classics, 2024), improvisations pour piano solo, étaient à l’état de squelettes, alors JB Dunckel (moitié de Air) y ajoute dans ce Paranormal Music Chamber de la chair, de la peau et un supplément d’âme.

Avec Harry Allouche (pianiste, compositeur et batteur des Shades) (et Alex Gopher au mastering), JB Dunckel va donc arranger ses morceaux pour quintette à cordes (composé de musiciens de l’Opéra de Paris) auquel viendra s’ajouter parfois une flûte.

C’est, presque, un tout autre monde musical qui s’offre à entendre. Les morceaux gagnent en épaisseur naturellement, en profondeur également tout en gardant cette part de mystère, les émotions présentes dans Paranormal Musicality.

Les arrangements sont d’une grande finesse et subtilité offrant une belle palette de phrasés, de nuances et de couleurs et sont interprétés avec excellence par les musiciens (mention spéciale à la flûtiste Marie Laforge).

On y entendra comme le mariage entre Air (omniprésent), Philip Glass et Florent Schmitt ou Charles Kœchlin. Un mariage qui fonctionne merveilleusement bien (l’obsédant "Melo Walk", "Ballade oiseau", "Désintegration", "Prélude marin", "Key Games").

Magnifique.