Maurice Ravel, Mel Bonis. La violoniste Clémence de Forceville et le pianiste Ismaël Margain tissent à travers le programme de ce disque des liens entre ces deux compositeurs (trice).
Un programme qui s’articule autour de la Sonate en sol Majeur et Tzigane de Ravel et Phoebe (dans un arrangement pour violon et piano d’Ismaël Margain) et la Sonate en fa# mineur de Bonis.
Sans forcément parler d’effet miroir entre les pièces, ce sont, une même époque, une modernité, une lumière légèrement mystérieuse, des audaces aussi bien sur le plan tonal que sur le plan rythmique, un goût pour la narration, une maîtrise stylistique, une personnalité qui traversent tout ce disque.
Les compositions de Mel Bonis ne font pas pâle figure face à celles de Maurice Ravel et méritent totalement d’y être "associées".
Les deux musiciens s’entendent à merveille, investissement totalement et avec cœur ce répertoire. Leur maîtrise des nuances, des phrasés et des dynamiques permet à la musique de se déployer pleinement.
