"Je me glisse dans les interstices, je sais que la mer monte, je dessine ma mappemonde"

Quand on trouve qu’un EP est trop court, c’est bon signe, non ? C’est le cas pour cet Interstices, disque de 6 titres de la chanteuse franco-suisse Kloé Lang. Un disque oscillant entre pop, chanson française et trip-hop, pétri de nombreuses qualités.

Des qualités, il y en a dans l’écriture, que cela soit au niveau des mélodies, dans les textes qui tournent souvent autour de la fragilité, les relations humaines (heureuses ou toxiques), la vulnérabilité. Et puis il y a la douce voix de Kloé Lang qui se marie parfaitement avec les textures organiques, précises, les magnifiques arrangements électroniques (tout en subtilité) de Michael Wookey sans qui ce disque ne serait pas tout à fait le même, qui donne de la profondeur de champ aux chansons et qui fait passer la chanteuse à un stade supérieur.

6 titres, presque 6 perles (le beau "Interstices", "Mon vautour", "La peine s’en va", un cran au-dessus des autres) pour un disque envoûtant, totalement maîtrisé de bout en bout.