A new home, une nouvelle maison, sa propre maison.
Jeune prodige de la batterie, Archibald Ligonnière s’est construit une sérieuse réputation de sideman en studio ou sur scène, jouant avec Richard Bona, Axel Bauer, Scott Kinsey, Scott Henderson, Jimmy Haslip, Hadrien Féraud, Gildas Boclé, Nicolas Folmer, Benjamin Petit, Romain Labaye...
Il était temps pour lui de s’affranchir, de voler de ses propres ailes et de sortir son premier disque en tant que leader.
Et ce premier disque est une succession de choix forts. Dans la construction de son ensemble, un quintet avec Stéphane Guillaume (saxophones soprano et ténor, flûte), Tom Ibarra (guitare), Jean-Yves Jung (piano), Gildas Boclé (contrebasse). Dans une esthétique, poursuivant quelque part dans la voix de Phonic Nomads (avec Benjamin Petit, Romain Labaye) entre jazz, fusion et pop. Le choix d’un disque "orchestral", un vrai disque de groupe, et pas simplement un disque de batteur pur et dur, Ligonnière est omniprésent (mais avec finesse et subtilité) mais les autres musiciens ne sont pas de simples faire-valoir, avec une production toute en rondeur qui donne encore plus d’ampleur et de profondeur aux compositions. Lyle Mays comme source d’inspiration majeure (clamée et donc totalement assumée par Archibald Ligonnière) et cela s’entend, dans le son, dans les dynamiques, dans la façon de créer des "paysages sonores".
Des choix pertinents et pour une "première", une belle réussite !
